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vendredi, 02 mai 2008

ROULER UNE PELLE

Chéri et moi sommes plantés près du bbq, contemplant les flammes, pas un bruit sauf les oiseaux, la cloche de l’église sonne, il fait chaud. « On est bien hein ? ».

 

Tout y est : l’homme, la bouffe, le feu, la nature, les tamtams et le soleil. L’essentiel.

 

Demain, la créature de fer qui a fait son nid pour la nuit dans le jardin ouvrira ses fantastiques  machoires et  fera des trous énormes pour pondre et enterrer ses œufs.

 

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T’as vu elle se cache …

 

En fait c’est juste le voisin qui nous a roulé une pelle (je m’esclaffe !)

 

Et puis on a décidé de rendre la vie des taupes plus sympa… on va leur faire un Beaubourg souterrain.

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On n’a pas de taupe, et sans rire j’espère qu’on n’en aura pas…

 

Et puis comme il fait chaud, j’ai pris un bain de pieds. Je t’explique pas la quantité de gros sel qu’il a fallu que j’y mette…

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VIE POTAGERE

J’ai passé la journée d’hier à gérer une crise de sinusite ce qui, pour ceux qui en sont exempts (les veinards), colle une migraine de tous les diables.

Si vous rajoutez la dessus un super soleil, qui se contrôle d’habitude par une bonne paire de lunettes de soleil lesquelles sont bien insuffisantes avec une migraine, vous comprendrez alors l’état hagard dans lequel je me trouvais.

 

Pour couronner le tout  la cheville que je me suis vrillée il y a 2 ans s’est brutalement et sans cause apparente, rappelée à mon bon souvenir, donc j’ai boité jusqu’à la mi-journée.

 

Tu vois la touche à la Quasimodo, un œil à moitié fermé et la démarche claudicante ? Ben hier c’était moi. Top glamour (avec mon vieux jogging et mon tee shirt pourri)

 

Le plus épatant (mais je suis formidable) c’est que j’ai réussi à rester digne puisque cette situation inconfortable qui rendrait n’importe qui aussi aimable qu’une porte de Guantanamo, ne m’a pas affectée, caractériellement parlant, je n’ai envoyé chier personne (c’est une première).

 

J’ai fait la conversation avec les voisins, subi les vagissement de leur gnome sans broncher, peint  la vieille brouette en bois pourri avec une peinture qui pue, nettoyé la piscine…

Vas-y faire le tour le balai-aspirateur à la main, en trottinant clopin clopan sur les margelles… pour frotter comme une malade le fond où sont disposer des petits tas de … de quoi ? D’habitude ça s’aspire tout seul, là c’est collé. Pas compris.

 

Aujourd’hui, nous devons aller chez Brico pour récupérer du matériel genre gaines, câbles, tuyaux, enfin des trucs qui nous permettrons d’électrifier le portail d’installer les vérins du portail automatique, la caméra le visiophone, changer le tuyau d’adduction d’eau et de supprimer donc tous les bouts de raccords dont il est constitué (une hallucination), enterrer les lignes EDF et FT qui se balancent au gré du vent et donc supprimer le poteau qui trône dans le jardin.

 

D’ici qu’on termine le WE sans eau, sans électricité et sans téléphone (et donc sans internet) il n’y a qu’un pas…

Enfin, on ne va peut-être pas faire tout ça en 2 jours non plus.

 

Ce qui est sûr c’est que demain la pelleteuse revient agresser de ses chenillettes nos coquelicots et autres pissenlits afin de d’abord monter les plaques du haut pour que le mur soit définitivement terminé, et creuser des tranchées… pffff, je déprime d’avance.

 

Chéri me rassure en me disant qu’une fois ça fait, on pourra enfin planter des arbres sur notre terrain, d’ailleurs on a déjà fait la liste, chacun met ce qu’il veut.

 

Pour lui : arbres fruitiers en espalier le long du mur (pêcher, abricotier, poirier) et un cerisier, peut-être même 2. Probablement un noisetier aussi et un ou 2 pieds de vigne.

Pour moi : un lilas d’Inde (autrement connu sous le nom de Lagerstroemia), un érable du Canada pour voir ces magnifiques feuilles devenir rouge (et tomber oui bon encore une corvée mais c’est tellement joli) et puis des fleurs, plein et de toutes les couleurs.

 

Du coup, à terme, le pin sera coupé, il est trop gros, et on aura un potager digne de ce nom au lieu de planter dans les coins improbables en attendant. On en a marre d’attendre.

 

D’ailleurs les échalotes sont au taquet, les oignons pointent le bout de leur nez, quant aux patates, pas de nouvelle, même pas le début du commencement d’une feuille, rien.

Les fraisiers poussent à vue d’œil dans leur bac.

Les radis luttent contre la caillasse et s’en sortent plutôt pas mal. Le citronnier fait la gueule dans son pot…trop d’eau pas assez … allez savoir !

 

On s’est récupéré des plants de tomates (géantes comme l’an dernier), de courgettes et de poivrons.

Faut absolument qu’on les plante ce WE.

 

D’ailleurs ça me fait penser que j’ai un collègue qui vit en immeuble et se fait un potager sur le balcon, tout en bacs : fraises, haricots, tomates… pas de quoi faire des bocaux, mais de quoi se faire plaisir. Ça fonctionne plutôt bien et il les fait grimper pour que ça prenne moins de place.

 

Et pourquoi chacun n’aurait pas un ptit bout de terrain pour bricoler en plein air hein ? Genre jardin ouvrier ? ça rééquilibrerait la donne…