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vendredi, 16 mai 2008
500 KM PLUS LOIN - SUR PLACE ET RETOUR
A 9h donc nous sommes prêts, pas les formateurs qui nous ont d’ailleurs préparé un second petit dej’ café-croissants-jus d’orange, ce qui nous permet de patienter au soleil et de constater que les moustiques, très voraces, très nombreux sont aussi très gros.
C’est fou, ces bestioles nous auront agressé jour et nuit sans répit, il faut dire qu’il y a un cours d’eau pas loin et des mares à canards non entretenues un peu partout.
Eh oui il y a des canards aussi, mais interdiction d’approcher des mares d’abord parce que les moustiques offrent un barrage bourdonnant et ensuite parce que le parc est habité de sangliers, qui ravagent chaque nuit les pelouses, et vont d’abreuver aux mares.
En plus il semble qu’il y ait plein de marcassins, donc les mamans sangliers sont très peu sociables, à éviter donc.
Il n’était pas prévu que nous fassions un safari non plus, nous sommes donc restés aux abords proches des parties habitées par les humanoïdes.
Bref, la première matinée, épuisante, de la redite, du bourrage de crâne sur des trucs qu’on nous serine localement depuis des mois… c’était à prévoir.
Ce qui est moins rigolo c’est qu’on nous dit que le programme (dont nous n’avons jamais eu connaissance) prévoyait bien un début à 10h30 et que le lendemain on sera libre à 15h30.
Gros coup de gueule, on nous a annoncé la fin du séminaire à 17h30 et l’avion de retour est réservé pour 19h30 à Orly.
4 h à tuer dans un aéroport à moins qu’on arrive à choper un avion avant… mais nous sommes 5 à caser… on verra bien.
A midi cantoche, bonne pitance.
L’après midi, on entre dans le vif du sujet, les participants se décoincent après avoir fait connaissance à table.
Fin des hostilités 18h, Rv est pris pour 19h30 pour un apéritif et un diner dans un salon privé. Pas privé de moustiques.
D’ailleurs aussi étrange que cela paraisse, je ne me suis pas faite piquer, c’est un mystère que je ne m’explique pas, un miracle… ma crème pour le corps aurait-elle des qualités inespérées ? Parce que d’habitude je suis un self service modèle pour moustiques.
Je bulle dans ma chambre, somnole un peu, bouquine un peu, appelle un peu à la maison pour entendre Chéri, puis Manon, ça fait du bien.
4 tables où nous papotons, mangeons, buvons et rigolons. On s’échange des idées et des réflexions philosophiques sur la boite et on se marre.
Les gens viennent des 4 coins de la France, c’est sympa.
Après diner nous évitons donc la ballade digestive dans le parc qui nous nargue, et regagnons nos chambres respectives.
La douche est salutaire, le lit confortable, la télé toute petite est perchée au ras du plafond, je zappe, je zappe et tombe comme une merde au bout d’une demi heure. Pas pu regarder la fin des experts… dingue !
Le lendemain, 6h30 sur le pont après avoir passé une nuit peu réparatrice, douche de réveil, petit dej’ qui tue à la cantoche et on retourne « en cours ».
La salle est complètement débridée, on rigole comme des fous, même si le sujet est sérieux, chacun est mis à contribution pour faire partager ses expériences et ça vaut le déplacement.
Des intervenantes extérieures viennent nous faire des exposés très intéressants, elles sont brillantes. C’est passionnant.
Nous avons aussi droit à la visite de 2 de nos directeurs qui partagent du coup notre repas du midi. Je n’ai pas mangé à leur table (parce qu’on était divisés en 4 groupes) et il parait que personne n’osait parler. Alors que nous derrière, avec une des nanas du staff de direction, qu’est ce qu’on s’est marré ! Abordable, adorable et drôle.
L’après midi on torche vite fait ce qui reste à découvrir, on rempli notre évaluation de stage (personne n’a omis de mentionner les horaires qui clochent… ça va remuer, et la première matinée soporifique mais c’est une première cession donc on essuie les plâtres pour les suivants.).
15h30 nous sommes plantés en plein soleil, nos valises faites et nous attendons le taxi qui arrive à la bourre.
C’est un bonheur que de constater à quel point nous sommes chanceux de n’avoir pas à circuler quotidiennement en voiture en IDF, quelle horreur, mais quelle horreur… les pauvres !
A l’aéroport, nous nous précipitons au guichet pour pouvoir échanger nos billets, il y a une queue pire que devant chez Hermès un jour de soldes.
Impossible de griller la file, nous sommes 5 donc pas discrets.
Nous validons donc la mort dans l’âme nos billets électroniques pour 19H30 et plantons notre campement autour de tables de bistro, en vue des pistes. Et tout d’un coup, le temps se couvre et il se met à tomber des cordes, des hallebardes, c’est le déluge.
Notre moral en prend un coup et chacun notre tour, laissant aux collègues la charge de surveiller les valises, nous partons nous dégourdir les jambes dans l’aérogare. Ça grouille de monde, de types en costard avec l’oreille greffée du kit main libre, tirant un sac ou une valise à roulettes, la mèche folle, la bave aux lèvres et la cravate sur l’épaule.
On se croirait à une convention des témoins de Jéhova.
Quand arrive l’heure nous enregistrons nos bagages et nous glissons dans la file d’embarquement, ça bouchonne là aussi, ce doit être une coutume locale.
Surprise une fois passé le portique, les différents guichets, nous ne rejoignons pas l’avions via une passerelle interne, nous sommes transportés au beau milieu du tarmac par un bus, enfin 3 pour emmener tout le monde.
Sur le bus, comme nos bus ici, il y a noté « Bordeaux » en haut, à ce moment là on espère juste qu’on ne va pas nous rapatrier par la route…
Je vous rappelle qu’il pleut des cordes, le bus arrivant au pied de l’avion, les quelques mètres parcourus sur la piste, puis sur l’escalier nous préparent à un voyage sympathique agrémenté d’effluves d’une meute de chiens mouillés…
Premier geste : couper la clim au dessus des sièges. Nous nous retrouvons les 3 nanas ensemble et les 2 gars sont plus loin derrière.
Et là, que nous arrive-t-il… je ne sais plus comment ça a commencé, une crise de fou rire qui nous prend, et qui durera un bon quart d’heure. On a les larmes aux yeux et impossible de se regarder dans éclater de rire. La tension se relache.
« Bonjour, je suis le commandant machin, bienvenue à bord. Recevez nos excuses pour le retard d’embarquement du fait que l’avion que vous auriez dû prendre a reçu la foudre avant d’atterrir… »
C’est du lard ou du cochon ?
A priori c’est plutôt vrai, plus envie de rigoler d’un coup.
Décollage sous une pluie battante on franchit les nuages, le soleil est là. Distribution de boissons et sandwiches (fabriqués par la SNCF à priori). Avec ma collègue de gauche, nous nous offrons le luxe d’un verre de vin rouge, une petite bouteille de Cabernet Sauvignon, dont nous admirons la couleur rubis avant de commencer à déguster.
« Mesdames, Messieurs, nous vous informons que nous allons traverser une zone de turbulences, veuillez garder vos ceintures attachées.. »
La mini bouteille de vin commence à glisser de la tablette, le verre est pris de soubressauts, nous empoignons de concert nos chopines, scandalisées de devoir abréger ce moment de bonheur et entrons donc dans la zone turbulente qui nous donne l’impression qu’on roule dans des nids de poules.
Une fois ce moment relativement court passé : « Mesdames, Messieurs, nous entamons notre descente sur Mérignac… » , comme les hôtesses passent ramasser les papiers et gobelets et bouteilles, nous vidons les nôtres comme les dernières des poivrotes, sinon c’est gacher comme dirait Guy Roux.
Le soleil nous accueille, souriants, nous sommes à la maison, enfin quasi, on se sépare rapidement « à demain ! » reste 30 bornes que la maazzbolide dévore, doublant camions et trainards.
Chéri m’attend dans le jardin couvant d’un œil humide les pieds de tomates et de poivrons.
La mioche est en train de faire la vaisselle ( une météorite serait donc tombée et l’aurait bombardée de rayons extra-terrestres ???).
Tout le monde est content de me revoir, ça fait chaud au cœur et moi je suis bien contente d’être rentrée.
Maintenant faut que je déballe ma valise… on verra ce WE.
Mes photos sont loupées, floues, je vous en épargne donc le visionnage.
19:18 Publié dans Tafamaazz | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : vive la vie


