mercredi, 26 mars 2008

REFLEXION

J’étais partie sur une note parlant de la Chine et des jeux mais je m’abstiens, ne désirant pas plus que ça entrer dans une polémique déjà bien entamée, le sujet est trop brûlant et trop sérieux, trop explosif.

Et pour qui ne me connaît pas réellement, c'est-à-dire à peu de chose près,  tout le monde lisant mes écrits, ce pourrait être mal interprété.

Les écrits ne rendent pas la profondeur des sentiments, enfin pas les miens en tous cas, il me faudrait plusieurs jours pour pondre un truc torché et mon blog n’est pas à ce point une tribune pour que je me plie à un tel exercice.

 

J’ai souvent commencé des notes sur des sujets d’actualité, mais à chaque fois je me suis résolue à ne pas publier, je n’aime pas devoir rendre des comptes après coup, tendre la perche et devoir répondre ensuite, ce n’est pas mon truc.

 

Je vide mon sac et point, mais ce n’est pas aussi simple.

 

D’ailleurs les quelques commentaires que je laisse à droite et à gauche sur ces sujets, ne me satisfont pas, sur le fond parce que je ne sais pas en peu de mots, aller au fond des choses et sur la forme, justement parce qu’il vaut mieux rester concis.

 

Alors je reste sur du quotidien basique, des trucs sans importance, ma petite vie et ça me défoule assez comme ça . En tous cas ça satisfait mon besoin d’écrire et c’est ce qui importe.

 

Mais cela ne m’empêche pas de penser ce que je pense et il fallait que je le dise.

 

Ma grande gueule m’a assez desservie par le passé et j’ai mis (non pas d’eau dans mon vin, quelle hérésie !) un frein à mes emportements.

 

Je ne discute plus politique avec qui que ce soit à part mon mari, parce qu’il n’y a rien de tel pour qu’une soirée entre potes soit gâchée, pour eux comme pour nous d’ailleurs, j’évite de relever les réflexions de mes parents parce qu’ils m’ont assez prise pour une tâche par le passé et ils ont encore du boulot pour comprendre comment je fonctionne (ce qui reste un mystère même pour moi des fois ), je fuis comme la peste les discussions des collègues sur les sujets brûlants comme sur la télé réalité dont ils sont friands aussi d’ailleurs.

 

Avec Chéri ça reste entre nous, et ce n’est jamais sujet à fâcherie parce qu’on se connaît bien et qu’on s’explique à demi mot.

 

Comme je passe mes journées tour à tour à expliquer, négocier, concéder et lutter, par écrit et oralement, j’ai éliminé ces activités de ma vie sociale. Les mots ouvrent moins de portes dans notre société qu’ils n’en ferment pour une majorité d’entre nous et même avec ceux qui pensent souvent être ouverts.

Reste que c’est d’actualité au quotidien d’un point de vue familial et c’est bien suffisant comme activités.

 

Evidemment aux yeux de certains, ici c’est un espace juste familial et sans profondeur, ouvert à la déconade mais finalement je fais ce que je veux hein ? je suis chez moi.

lundi, 11 février 2008

ALLUMER LE FEU....

« L’épreuve est nécessaire à la connaissance de soi.

C’est l’expérience qui nous fait prendre la mesure de nos propres forces.

L’homme de bien ne doit craindre ni la souffrance ni la peine.

Il ne doit pas se plaindre de sa destinée, et, quoi qu’il advienne, il en prendra son parti et tournera toute aventure à son avantage..

Ce qui compte ce n’est pas ce que l’on endure, c’est la manière de l’endurer. »

 

Sénèque

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Pour les ignares (moi comprise) :

Le jeune Sénèque, né à Cordoue, en Espagne, aux environs de l'ère chrétienne, est d'abord destiné aux études de rhétorique par son père qui voulait le pousser vers une carrière publique.

Mais le jeune homme fut vite attiré par la philosophie et cela, de façon passionnée. La philosophie, en effet, était sortie des groupuscules de quelques adeptes et avait envahi les écoles de rhétorique. Elle s'était transformée en prédication morale adressée à un grand nombre d'auditeurs. Le jeune Sénèque écoute donc les leçons du pythagoricien Sotion, qui recommande l'abstinence des viandes, du stoïcien Attale, (Sénèque Lettres à Lucilius) remarquable par sa rigueur morale ou du cynique Demetrius. Il se passionne à tel point pour la vie ascétique qu'il en tombe malade et doit bientôt abandonner ce genre de vie.

Il devient donc, selon les voeux de son père, un avocat, avocat brillant mais dont la supériorité et les succès font ombrage à l'empereur Claude qui, sur le conseil de sa femme Messaline, exile le philosophe en Corse (41 ap. J.C.).

Il y reste huit ans avant qu'Agrippine le rappelle pour le charger de l'éducation de son fils Néron ; pendant treize ans il va mener une vie luxueuse, (Sénèque, De Vita beata) cumuler les fonctions d'une homme bien en cour et celles d'un philosophe, concilier la complaisance qu'on exige d'un homme d'État (Sénèque, De Ira) (il ira même jusqu'à écrire une satire contre Claude, l'APOCOLOQUINTOSE (= transformation en citrouille) et approuver le meurtre d'Agrippine) et le franc-parler qu'on attend d'un philosophe. (Sénèque, De Ira)

Mais ses ennemis, jaloux de son immense fortune, deviennent de plus en plus actifs au fur et à mesure que diminue l'influence de Sénèque sur son élève Néron. Sénèque se retire alors de la vie publique, distribue ses biens, prêche la retraite... Cependant, accusé (sans doute à tort) d'être entré dans la conjuration de Pison qui visait à tuer l'empereur Néron, Sénèque reçoit l'ordre de mourir. Il s'était préparé à cet ordre et il mourut fort courageusement. (Tacite, Annales)

(source :  http://www.ac-versailles.fr/pedagogi/anti/senec/senec2.htm)

Deux choses :

 

D’abord en fouinant dans mes photos j’ai remis la main sur ces quelques phrases qui, à une époque de ma vie, m’ont fait réfléchir et ont probablement aidé à ma reconstruction, ce qui ne fut pas chose facile.

En tous cas je trouve que c’est bien dit.

 

Ensuite, ce type (sénèque)a élevé Néron qui a brûlé Rome, s’est un peu tapé la mère de Néron aussi (Agrippine cette salope) , et nous venons juste d’échapper à un incendie…Une vieille rallonge un peu trop usée qui chauffait, chauffait… Si Chéri ne s’en était pas rendu compte ce soir, demain on faisait un remake de « camping » dans le jardin.

 

En bas, la pièce des enfants ayant pris l’eau il y a quelques mois, toutes les prises électriques ont été supprimées, du coup pour brancher tous leurs trucs (ordi, lecteur DVD, télé etc…) on a tiré une rallonge de la prise la plus proche (5mètres) à une grosse prise multiple.

 

Cette rallonge de 25 mètres était enroulée sur elle-même… grave erreur !

On ne comprenait pas trop d’où venait cette odeur de cramé, ben tiens, j’te donne Emile, Chéri a réalisé ce soir que ça venait du gros rouleau de câble qui effectivement, commençait à fondre.

Quand je vois ce que je vois dans mon boulot, j’ai raison de penser ce que je pense… faut refaire l’électricité dans c’te baraque, c’est en cours, mais va falloir accélérer le processus.

 

On s’imaginait rentrer le soir et trouver un tas de cendre… ce flip !

jeudi, 01 novembre 2007

LES MOTS ME MANQUENT

J’ai fini American Psycho et … waoh ! je ne m’attendais pas à un truc aussi … horrible ? immonde ? étonnant ? gore ? Très surprenant en tous cas  et qui me laisse… assez dégoutée en fait.

Je ne sais pas trop.

 

Un mélange du Marquis de Sade et de Stephen King, mais beaucoup plus réaliste, c’est dire.

J’ai dû zapper des passages tellement c’était insupportable.

 

Et ils en ont fait un film … ! Jamais je ne le regarderai.

CULTURE

Vendredi,  entre midi et 2 je suis allée chez Cultura*.

Ça faisait un bail que je n’y avais pas mis les pieds et je pensais faire une razzia, ben non.

Ma démarche était motivée par l’achat de 2 livres pour Manon : un bouquin d’exercices d’anglais et un idem d’espagnol.

J’ai eu l’anglais mais l’espagnol est commandé.

Du coup j’ai fait un tour au rayon policiers en me disant que c’était la ruine assurée. Meuh non ! même pas.

J’ai acheté « Américan Psycho » de Bret Easton Ellis, incroyable que je ne l’ai pas lu hein ? J’avais pas mal déliré avec « Moins que zéro »il y a longtemps, très longtemps, c’était biographique et terrifiant.

Et puis AP c’est un livre culte, je crois qu’il y a même un film, alors pourquoi pas.

 

Et puis j’ai acheté « double dame contre la mort » de’Yvonne Besson, j’ai déjà lu un truc d’elle mais je ne sais plus quoi.

Bref me voilà parée pour les vacances en lecture, le premier fait 525 pages et le second 370. Avec tout le bricolage qu’il y a à faire en plus je suis overbookée, c’est le cas de le dire (notez le jeu de mots au passage –merci !-)

 

Bref, à la caisse chez Cultura, 2 femmes passent derrière moi :

-         « 24h de la vie d’une femme » ça s’appelle et je ne sais pas de qui c’est

-         tu commences parce côté et moi par l’autre

-         euh… excusez moi, le livre est de Stefan Zweig… celle qui commence par la fin va vite le trouver.. (je m’incruste)

Elles trouvent le bouquin en 5 secondes et me remercient..

 

J’adore cet auteur, un de ces quatre je vais m’acheter l’intégrale des romans, j’en ai déjà lu quelques uns et j’adore.

 

D’habitude j’ai des  passades dans mes styles de lecture, je vais me faire l’intégrale de Zola, et puis des biographies jusqu’à plus soif… et puis pleins d’autres thèmes. Et puis je suis tombée dans les livres policiers, surtout mettant en scène des femmes et évidemment écrits la plupart du temps par des femmes.

 

Ça vient du fait que les policiers écrits par les hommes sont plus malsains, plus musclés, plus violents, encore que … non avec du recul, certaines auteures sont particulièrement sadiques…

 

Et ça va donc faire, pfiouuuu… allez 5 ans ( ?) que je ne lis quasiment plus que ça, disons que c’est mon fil rouge… avec quelques exceptions comme les BD, comme les écrits de certaines blogueuses

 

Bref.

Vive les vacances !

dimanche, 27 mai 2007

COGITATION

J’ai eu la fulgurante idée d’arrêter ce blog, ça n’a duré qu’un quart de millième de seconde mais ça a laissé une trace dans mon petit cerveau.

Je crois que chaque blogueur y pense jour, mais peu passent à l’acte, et même certains reviennent (hein Lukka ?) pour leur plaisir et pour celui de ceux qui lisent évidemment.

 

Par contre si je suis du côté de ceux qui lisent les autres je me pose la question de savoir quel plaisir les visiteurs divers ont à me lire car ces derniers temps c’est plutôt n’importe quoi.

 

En fait, c’est depuis que mon portable a lâché, le premier, c’était tout mon univers privé rien qu’à moi et j’ai beau faire, ce nouvel ordi, très bien, par ailleurs, puissant, rapide, ergonomique et rien qu’à moi, me satisfait moyennement.

 

Je n’aime pas refaire quelquechose que j’ai déjà fait et le plantage et coupé ma motivation, mon inspiration, j’ai peur que celui là me lâche aussi, bien qu’il n’y ait aucune raison d’ailleurs.

Du coup je prends moins de photos, je stocke moins de conneries, je m’investis moins, j’ai pris du recul… un peu trop à mon sens.

 

J’ai l’habitude des choses qui durent.

 

Matériellement parlant je vis chaque séparation avec un objet qui arrive en fin de vie comme un drame personnel, surtout quand une sorte de confiance s’est installée entre lui et moi : je t’apporte tous les soins nécessaires et t’es là quand j’ai besoin.

Quand ça lâche, je vis très mal la trahison. J’ai même du mal à y croire d’ailleurs, je me fais l’avocat du diable, je lui trouve des excuses jusqu’à ce que j’entende le verdict de Chéri « c’est mort ».

 

Tout un monde s’écroule alors, le mien !

Le monde de Chéri aussi parce qu’il me connaît bien et qu’il sait à quel point ça me touche.

 

Pour en revenir à ce fichu blog, ce qui m’y rattache, c’est bien vous les gens !

J’ai visité et visite quotidiennement tellement de blogs, de vies, cela dépasse finalement de virtuel et mon attachement est sincère, guidé par la curiosité évidemment, qui ne l’est pas dans la blogosphère ?

 

Parce que derrière les mots, les images, il y des personnes en chair et en os, parce que je ne pense pas que ceux que je lis jouent un autre rôle que ce qu’ils sont vraiment, et parce que ça me chagrine de voir que certains ne donnent pas de nouvelle pendant un moment, je m’inquiète ?  Mais je n’ose pas le mail « qu’est ce que tu deviens ? » ou rarement, qui est pour moi qui trouve porte close, le même sentiment que si je fracturais une fenêtre.

J’ai mes limites, que je franchis parfois, mais de quel droit ?

 

Les malheurs ici et là me laissent souvent sans mot, non que je ne compatisse pas, mais je ne sais pas commenter ce genre de truc, je ne sais pas quoi dire.

Les délires divers et les petites et grandes joies de chacun m’inspirent ou non.

Les coups de gueule à tendance polémique m’interpellent mais j’évite les polémiques, la discussion sérieuse c’est les yeux dans les yeux, pas derrière un écran, surtout quand je ne suis pas d’accord, à moins d’arriver à résumer ma pensée clairement en quelques phrases ce qui reste assez réducteur.

 

Mais qu’est ce que je vais bien pouvoir raconter : voilà la réflexion qui me vient régulièrement, j’ouvre word et je m’appuie contre le dos de ma chaise.

 

Le bricolage du jour : pas de blessé, pas de cata, rien d’interessant

Le temps : moche comme partout, tout le monde s’en fout

Ma gamine : une emmerdeuse, tout le monde le sait

Chéri : ronfle, vous le savez déjà

Le boulot : la plupart du temps c’est comme partout : chiant mais j’aime ça

La famille : trop compliqué

Les voisins : comme les votres, un peu space mais qui ne l’est pas

Mes pensées : si j’y mettais de l’ordre je pourrais probablement en sortir un truc super philosophique mais je n’ai pas envie

La politique : je n’en parlerai pas (rapport aux polémiques précitées)

Le sport : si j’en faisais ce serait sûrement passionnant , manque de bol…

Les animaux : je n’en ai pas

Les livres : la fiche de lecture ce n’est pas mon truc, mais là y’aurait matière, je pourrais faire un blog rien que de ça

Le jardinage : il n’est rien poussé à Verdun pendant des lustres, alors mes 10 pieds de tomates valent à peine que j’en parle

La musique : j’écoute tout, trop vaste programme

Le cinéma : j’y vais une fois par an et encore

La télé : usage très limité

 

Et j’ai la vague impression d’avoir tout dit sur tout comme si c’était un dû, j’ai vidé mon sac alors que personne ne me demandait rien, j’étale ma vie et celle des miens au monde, sans espérer quoique ce soit, même pas la postérité.  

 

Mais pourquoi je raconte tout ça ?

Tu vois le dilemne ?

mardi, 06 mars 2007

NEFERTITI

Je suis en train de terminer de lire un bouquin sur Nefertiti, celle qui a épousé Amenophis, pas celui de la Porte des Etoiles avec Mac Gyver, le vrai. Enfin un des, parce qu’il y en a eu 4 en tout je crois.

Et puis c’était un gentil qui avait plein d’idées nouvelles et à tendance monothéiste, donc mal vu à l’époque. Quelle bande de bourrins les autres !

Eh ben ensemble ils ont eu 6 filles, oui 6 FILLES !! T’imagines les sorties en ville ? La gueule de la CB après le ptit tour chez Séphora ??

Si ça se trouve elle en a eu plus que 6 mais j’ai pas encore fini le bouquin.

 

Bon en fait, avec Ameno (diminutif personnel) elle n’en a eu que 5 mais ça lui ressortait tellement par les yeux de voir toutes ces donzelles, qu’il a demandé a son meilleur pote d’essayer de faire un gars à Nefertiti. Pourtant ils s’aimaient tous les 2, elle était vraiment belle, lui il sentait bon le sable chaud.

Pour la succession en fait il fallait un gars, tu vois, ben rien. Le mec il lui a recollé une fille.

 

L’était fou l’autre ! Son meilleur pote, sa femme, et pan une pisseuse supplémentaire !

 

En plus, Ameno et le copain d’enfance (qui a un nom a coucher dehors, attends je vais voir et te dire son nom) Osarsouf,  ils n’étaient pas que copains si tu vois ce que je veux dire.

Ils étaient amoureux, mais il ne s’est jamais rien passé, enfin c’est ce que dit l’écrivain, hein, parce que j’y étais pas et question hiéroglyphe, ça fait longtemps que j’ai pas pratiqué.

 

J’aurais été prof d’histoire, j’aurais raconté ça comme ça en cours, je ne suis pas sûre qu’ils auraient eu leur brevet les mioches mais au moins ils auraient sûrement été attentifs.

 

J’ai pas trop hâte de finir parce que je n’aime pas quand le héros meurt à la fin, et puis là, la fin, on la connaît.

 

Cela dit le bouquin est très bien avec plein de choses très sérieuses, je vous donne les références au cas où : « Néfertiti par Guy Rachet ». Je l’ai trouvé dans un vide grenier.

 

Bref, ça vaut un bon Arlequin, et comme je viens d’acheter le tout dernier Ruth Rendell, je vais vite finir Nefertiti pour aller lire des trucs plus sérieux.

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dimanche, 16 juillet 2006

RETOUR

La denrée est rentrée au bercail.

Finalement ça ne s’est pas trop mal passé même s’il y a eu quelques crises. Le souci c’est que ma mère ordonne, et ne sais pas se contrôler lorsqu’elle est agacée, son ton devient vite tranchant. Avec moi elle ne le fait plus depuis qu’elle m’a vue en colère, pas après elle, mais elle est restée scotchée. Bref, je ne rentrerai pas dans le détail de mes relations avec ma mère ça relève de la psychanalyse pour elle et pour moi. Sauf que je suis la seule à en être consciente !

Donc en bref, j’ai récupéré mon bébé ( ouaiiiiii !) bronzée , stressée mais toute gaie quand même. Alors oui elle m’a manquée, évidemment, dès que je l’ai à plus de 100 mètres de moi elle me manque, je m’inquiète. J’ai beau jurer le contraire, quand elle n’est pas là je me sens amputée.

MAIS passer 15 jours en amoureux c’est fun et dire qu’on n’en a pas profité serait mentir. Mardi matin, à la fraiche et avant d’embaucher, je fonce l’emmener chez son autre grand-mère (20 ans de plus que ma mère) qui, ele, est une vraie mémé gateau ( frites tous les jours avec du ketchup !) qui se marre tout le temps et se laisse bouffer complètement par ma gamine . Mais les 2 y trouvent leur compte.

Par contre je suis moins rassurée quand elle est chez mémé gateau que chez mamy colonel, forcément, la liberté n’a pas les mêmes limites.

De toutes façons elle ne réalise pas sa chance une mamy colonel à 300 m de l’océan et une mémé gateau à 300 m du Bassin d’Arcachon si c’est pas du luxe ça

! Nous quand on étaient petits (voix chevrotante…) on allait à la mer une fois par an, elle elle peut y être tous les WE si elle veut. Mais les mamies c’est pas tendance, ça comprend pas qu’on exige un démaquillage total avant d’aller à la plage et qu’on n’y va pas en jean avec les baskets, qu’on doive laisser le portable à la maison…

Finallement les parents ne sont pas si ringards que ça hein ?

vendredi, 23 juin 2006

CAGNOTTE

46 millions d’euros à gagner soit plus de 300 millions de francs, c’est la cagnotte du loto. Je trouve ça indécent.

C’est complètement imbécile de ce retrouver du jour au lendemain à la tête d’une telle somme. J’imagine toujours, si je gagnais (pour ça il faudrait que je joue), ce que je ferais de cet argent.

Question boulot, déjà je leur dirais que je leur laisse 1 mois pour embaucher que je puisse former la personne qui me remplace. Chéri lui les plaquerait direct, du jour au lendemain. Personne n’est irremplaçable, mais moi j’aime bien mon boulot et les collègues ( même les boulets sinon c’est trop sérieux ).

Evidemment, à moins de rester discrets, on se retrouverait d’un coup avec plein de potes dont on ne se rappelle pas mais qui eux se rappellent bien de nous… Je pense que j’investirais dans une armurerie dans le cas où y’aurait des fuites…

La mioche qui se prendrait à coup sûr pour Paris Hilton brune, serait calmée direct par l’embauche de précepteurs assez stricts afin de poursuivre ses études et d’acquérir un peu de culture et de self control. Les mioches de Chéri, idem. A noter qu’ils auraient tous les 3 intérêt à bosser pour gagner leur vie parce que rien n’est tout cuit et qu’on n’est pas au dessus des autres qui se lèvent le matin pour aller gagner leur croute quand on est pété de thunes.

Evidemment, adios les crédit, Axel Fowley ( il s’appelle Foulley) notre banquier jeune papa serait encore plus sympa avec nous, mais il l’est déjà alors bon, on lui ouvrirait un compte chez absorba. Adios les crédits, vive le cash.

Je me verrais bien monter quelques boites histoire de donner du boulot à ceux qui vivent dans la rue, pour leur permettre de vivre comme tout le monde, ou au moins d’essayer. Je monterais bien aussi quelques écoles d’alphabétisation parce que passionnée de lecture je ne conçois pas que certains ne puissent avoir accès à la lecture et au monde extraordinaire qu’elle offre. Je pense que je ferai aussi un peu la mère Noël pour voir quelques yeux briller chez les petiots qui pense à tort que vivre dans la merde c’est une punition qu’ils ont méritée. Et je distribuerais de la bouffe, des sourires, du plaisir de vivre et du confort.

Evidemment, la famille serait mise à l’abri du besoin, les potes aussi.

46millions d’euros.

Non je ne changerais pas ma voiture, bientôt 100.000 km, la courroie de distribution à changer, la sonde aussi, m’en fous. Par contre je m’achèterais une vieille jeep américaine ( comme dans le jour le plus long )ou une voiture comme Daktari, j’adore ces guimbardes féraillées. Je complèterais mes collections de bouquins, j’irai de vide-greniers en brocantes pour acheter de vieux pots de chambre et des carafes en cristal ( autant pour les carafes qui remplissent déjà quelques cartons, j’envisage une vitrine, autant pour les pots de chambre… je ne sais pas, mais j’en ai déjà 2 , un en porcelaine et un émaillé, et j’en cherche toujours).

Je ferais finir les travaux de la maison par des pros encore que pendant que j’écris ça je n’y crois pas moi-même.

Chéri aurait droit au flipper Rolling Stones qu’il se rêve depuis longtemps qui est hors de prix sinon introuvable. Bon normalement c’est son cadeau d’aniv de l’an dernier, un flipper, mais j’ai pas eu le temps de fouiner avec les travaux. Donc il capitalise car cette année le cadeau c’est un tatoo, mais là encore pas le temps ( il a fait 40 ans, le chéri ). Sur la liste donc un flipper et un tatoo. Quand il sera pété de blé, il aura de temps de jouer au flipper pendant qu’un tatoueur s’occupera de sa couenne…

Et puis pleins d’autres trucs. Pis je rachèterai HetF et je le remettrai comme c’était avant et tout gratos, pis mes potes blogueurs seraient riches aussi, 46 millions, à part les distribuer ça servirait à quoi ?

Bon m’enfin c’est pas demain, demain c’est le WE et lundi au boulot, mais ça fait du bien de rêver un peu non ?

vendredi, 16 juin 2006

HUMEUR

Ces derniers temps j’ai essayé de mettre de la musique sur ce foutu blog, comme je n’avais pas trop d’inspiration pour raconter quoique ce soit, je m’étais dit que je vous ferai partager mon humeur en musique. Mais ça rame tellement que j’ai abandonné, sinon vous auriez eu :

 Higelin : Poil dans la main ( « payé à rien foutre, regarder la poutre dans l’oeil du voisin… ») que j’aime particulièrement mettre en fond quand on bricole à mort dans la maison.

Les Négresses Vertes : Bodega, ça c’est pour digérer les infos de la radio le matin dans la voiture, un ptit coup d’info et hop un ptit coup des Négresses Vertes, ça décoince.

 Nina Hagen : My Way ou Viva Las Vegas… je n’arrivais pas à décider ce que je vous aurais mis mais bon ce qui est sûr c’est que les 2 décoiffent

ZZ Top : La Grange, no coment, too much !!

 Voilà donc j’estime que 20 mn minimum (je n’ai pas attendu jusqu’au bout) pour copier une petite zic dans mes fichiers HetF ça ne le fait pas, mon blog sera donc muet jusqu’à plus de patience de ma part ( et je suis quelqu’un d’extremement patiente, si si !!) ou plus de rapidité de la sienne.

 Je me posais d’ailleurs il n’y a pas si longtemps, la question de savoir comment les gens, blogueurs et autres personnes que je croise réellement, me perçoivent. A travers le blog, me relisant, je me rend compte que je donne l’image d’une espèce de folle furieuse du marteau et du burin, avec des mains ruinées par le bricolage, qui dirige sa famille de branquignols à grands coups de gueule. Alors je m’explique mais c’est juste histoire de faire une note parce que de toutes façons quoi que je dise, à moins de me connaître, personne ne se fera jamais l’idée qui va bien ( et c’est pareil pour tout le monde ) :

 Folle furieuse du marteau et du burin : en fait non. J’adore bricoler, mais pas trop pour ce que je fais réellement en fait, même si je ne fais rien au hasard. Disons qu’occuper mon esprit à diriger mes mains empêche… Non comment expliquer ? Je préfère avoir l’esprit occupé à penser bricolage … eh merde. Ben je ne sais pas. A choisir entre repasser une tonne de linge ou passer une heure chez l’esthéticienne et décaper/peindre des radiateurs ou reboucher les trous dans le mur avec de l’enduit, je préfère les radiateurs et l’enduit. Pourquoi ? M’enfin le repassage c’est chiant pis laisser une nana que je ne connais pas s’extasier ou me plaindre sur mon grain de peau.. oh non hein, qu’est ce que vous voulez que j’aie comme conversation avec quelqu’un comme ça ? ! Sauf que par rapport au radiateur c’est quand même plus utile ? Non. Mon œil sera plus choqué par un radiateur tout écaillé que par un pull froissé, par un mur pas droit que par un sourcil pas taillé.. Ah bah la voilà la nuance… c’est ça, c’est Maazzologique. Un ourlet de jean qui fait des franges je m’en fous, une armoire à poncer et peindre ça m’éclate..

 Les mains ruinées par le bricolage : ben pas du tout, je mets des gants, soit des gros qui me font des mains de Mickey, soit des en latex et je suis limite sortir la poudre pour relever les empreintes ! Bon je ne mets pas de vernis par manque d’habitude et j’ai les ongles plutôt courts , mais d’une façon générale j’ai tout un tas de produits de filles pour le corps dont j’use et j’abuse (de la crème pas de mon corps, encore que ?) . J’ai même réussi à faire des masques à Chéri et il me pique mes crèmes.

 Famille de branquignols : oui j’avoue, on s’est bien trouvés tous. Tous un ptit graingrain, une bonne famille de champions du monde quand on se donne du mal ! C’est un peu déconnage à tous les étages.

 Grands coups de gueule : relativisons. J’ai une voix plutôt grave, qui porte. Je peux m’exprimer bruyamment ce qui n’est pas toujours le cas, mais des fois, dans les cas de speed extrème, genre ma patience ( qui est grande je le rappelle ) arrive à sa limite du bout du bout … explosion. Normalement celui ou celle qui m’amène à cette extrémité n’a pas compris mes avertissements, parce que je préviens en général quand je sens que ça ne prend pas le bon chemin. Je dis stop, on arrête, pas bon, … Le souci c’est qu’il n’y a que ceux qui me connaissent vraiment qui me prennent vraiment au sérieux, les autres croient que je déconne . Alors pour eux c’est… surprise ! quand je m’emballe.

 Je résume : je ne sais pas broder avec fil et canevas et ça ne m’intéresse pas d’apprendre. J’admire les travaux de ceux et celles qui y arrivent et qui aiment. Je peins et pas seulement des plafonds et des murs. Je n’aime pas porter les fringues qui grattent et qui gènent : laine , dentelle et tout autre matière très chic mais agressive, en fait je n’aime pas souffrir pour être belle je préfère être pas belle mais à l’aise. Je ne m’occupe pas de la lessive mais sais improviser un repas avec rien ( et on mange bien ). J’ai fait une fille avec un chanteur d’opéra et j’ai épousé à 40 ans un ancien pâtissier. Je dis généralement ce que je pense mais je le dis à ceux qui sont capables de l’entendre ou totalement incapables, mais là c’est pour défouler.

 Je suis une faible femme comme les autres.

mercredi, 01 mars 2006

MANU

Ce matin en voiture je m’écoutais une petite compil perso de hard-rock années 80 quand la chanson « run to the hills »d’Iron Maiden a surgit du poste, des tas de souvenirs sont remontés en surface et surtout la bouille hilare de Manu. Manu qui avait 10 ans de plus que nous à l’époque, trainait avec notre bande de déjantés fan de rock dur, je ne me rappelle plus comment on avait sympathisé avec lui mais c’était un mec bien. Un sorte de grand-frère, celui qui n’a pas bu et ramène tout le monde à la maison après la fiesta.

 

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Sa mère habitait près de chez moi et était très malade alors il venait la voir assez souvent et débarquait aussi souvent chez moi, à l’improviste, boire un café, me piquer une cassette ou un chapeau et repartait.

Au départ, Manu bossait pour le groupe Trust de Bernie Bonvoisin, je crois qu’il s’occupait des lumières sur scène, puis au cours d’une tournée où Trust a fait la première partie d’Iron Maiden, il a été embauché par Iron Maiden. On le voyait moins dans notre groupe de dingues mais il passait toujours chez moi, à l’improviste.

On riait beaucoup, on parlait de tout et de rien, il était gentil et attentionné. Il m’avait dit que si je devais un jour aller au Portugal, je devais aller à Faro, car il gardait la maison de Steve Harris le bassiste ( ?) d’Iron Maiden et que j’y serai la bienvenue. J’y suis allée une année, je n’ai jamais trouvé où c’était car il m’avait donné l’adresse postale et je n’avais pas son N° de téléphone !! Mais ce n’était pas le but de mon voyage, je faisais le tour du Portugal et de l’Espagne avec une de mes tantes.

Et puis j’ai quitté Colombes et je suis partie dans le sud-ouest et je n’ai plus eu de nouvelles.

L’an dernier, mon frère m’a adressé un mail avec un lien intitulé « Manu » et voilà sur quoi je suis tombée.

Il est mort l’an dernier, à 50 ans, d’un cancer. Alors aujourd’hui il m’a accompagnée en voiture tout au long du chemin.

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