jeudi, 03 septembre 2009

MARRE

Email de Maazz à son chef :

Bon la merde c'est que ce matin elle a fait exprès de louper le train et quand j'ai pris la route pour l'emmener au lycée elle m'a dit qu'à midi elle sortirait et n'y retournerait pas.

Mon sang n'a fait qu'un tour, ma voiture demi tour et je l'ai ramenée à la maison puis j'ai pris la route pour venir bosser mais c'était pas possible, j'étais trop énervée alors j'ai fait demi tour dans l'autre sens (tu suis?) et je suis rentrée à la maison.

J'ai appelé le lycée, me suis expliquée, et ils vont essayer de lui trouver un bahut sur Bdx, si ça marche pas j'hésite à la noyer dans la baignoire sauf qu'on n'a plus de baignoire ou jeter ma voiture contre un platane mais ça me ferait chier d'abimer ma bagnole vu qu'elle a pas 200000 bornes et le fait volontaire c'est pas remboursé par l'assurance. Sauf si le platane porte plainte bien entendu.

C'est très très très élastique les nerfs, enfin... jusqu'à un certain point.

Réponse du chef à Maazz

Ah non pas la bagnole!

Les enfants oui mais pas les bagnoles! Et pis à la place de la baignoire tu as la piscine, ça fera plus "accident" ...

Ben j'suis désolé pour toi je suppose que tu t'étais un peu préparée à ce type d'évènement.

Ici j'ai dit que tu devais prendre ta journée et j'suis au courant de rien.

Les gens se doutent probablement un peu qu'il y a de la drôlesse la dessous ...  

Bon courage!

Réponse de Maazz au chef

chui con j'avais pas pensé la la pisciiiine !!

ouai je m'y attendais, y'avait qu'à voir sa tête...

et sinon on peut faire don d'un corps vivant à la science ? bien ficelé et baillonné, ça devrait pouvoir se faire...

Réponse du chef à Maazz

Ouais mais t'imagine si elle se réveille, les emmerdes qu'elle va faire subir à l'académie des sciences.

Zont pas mérité ça les scientifiques.

Non là je pense que tu vas trop loin ...

Par contre la rendre à son père ... à creuser ...

Réponse de Maazz au chef

son quoi ?

Vous pouvez rire, moi-même j’hésite entre entamer une nouvelle boite de kleenex, me fracasser le crâne contre le mur ou me marrer franchement…

Pour l’instant je suis vide.

vendredi, 28 août 2009

SCOUMOUNE LA SUITE

Il est 19H « Allo vous êtes la Maman de Manon ? C’est les pompiers, alors ne vous inquiétez pas elle a fait une chute en scooter mais ce n’est pas grave, vous pouvez venir ? Nous sommes juste devant la gendarmerie de P. »

Tu veux la suite hein ? Dès que c’est gore…

Bon alors je raccroche le téléphone et je dis à Chéri « La mioche a eu un accident de scooter, c’était les pompiers, à priori c’est pas grave , j’y vais » « bon calme hein, cool, vas-y tranquille, tu m’appelles ».

Je suis étrangement zen, quand on m’appelle au bureau je speede, mais pas là, c’est à 5mn en voiture alors j’y vais cooooool.

Je le suis beaucoup moins quand j’aperçois le camion des pompiers qui clignote au loin, je me gare en vrac sur le trottoir et je traverse en courant. J’ai le palpitant qui clignote aussi, super vite…

Elle est par terre dans l’espèce de toile déployée par les pompiers, les gendarmes m’accostent « je suis sa maman » « Ne vous inquiétez pas, ça va, y’a rien de grave » et je l’entends pleurer, elle fait une crise d’hystérie, je m’approche, lui prend la main, la rassure « c’est bon biquette, je suis là, t’inquiète pas, ça va aller ». Pour une fois elle ne m’engueule pas quand je l’appelle Biquette pourtant elle aime pas devant les autres.

Elle a une minerve et les pompiers la mettent sur le brancard. Elle a mal à la jambe droite, rien de cassé à priori, la cheville a pris un pet et la cuisse aussi, mais rien de cassé…

Et elle gueule la dinde !!

Son Chéri est ausculté par un pompier, un bout du gros orteil gauche a sauté, il se marre ? Ah ben le pied c’est le seul endroit où il n‘avait pas de cicatrice c’était le pied…

L’autre pote est un peu paumé, mais lui n’a pas chuté…

Les pompiers embarquent la mioche et le Chéri dans l’ambulance, direction les urgences à 25 bornes, j’embarque l’autre pote dans la titine après qu’il ait garé son scoot sur le parking de la gendarmerie et roule ma poule.

Et là il me raconte.

« J’étais devant sur mon scoot, elle suivait avec le Chéri en passager. La voiture de devant s’est arrêtée au passage piéton, je l’ai contournée par la gauche et je me suis arrêté et puis ça a fait boum.

Je me suis retourné, elle était par terre avec le scoot en vrac, et elle ne bougeait plus alors le Chéri qui était tombé aussi, l’a attrapée, l’a mise sur le côté, a pris le scoot et l’a mis sur le trottoir et puis les gendarmes sont arrivés ».

Embarquant le pote tout chamboulé dans ma voiture il n’arrêtait pas de dire «  elle me suivait, elle n’a pas vu que j’ai freiné… »

Bref.

Le truc con c’est qu’ils venaient à la maison pour chercher des sous afin de changer le pneu arrière qui était lisse…je le savais j’avais retiré des sous exprès.

Donc arrivés aux urgences, on trouve le Chéri dans une chaise à roulette, la mioche est quelque part ailleurs en train d’attendre de passer une radio.

Et on attend, on attend, elle arrive en chaise à roulettes aussi, hilare( !!?) , « ils sont débordés ».

Effectivement il y a énormement de monde dans la salle d’attente, on va dehors pour prendre l’air, ça me rassure de voir qu’elle s’est calmée.

On l’appelle, je n’ai pas le droit d’aller avec elle, ça dure et elle revient en boitillant, « j’ai rien on peut y aller ». Prescription : arnica et doliprane.
On rentre.

MacDo trop de monde, on passe, la pizzeria est ouverte, ils commandent, paient et je les dépose tous la mioche comprise chez le copain où tout le monde squatte depuis une semaine.

Je rentre à la maison, rassure Chéri, on grignote, je suis claquée…dodo.

Et c’est pas fini…

Buzz du prochain épisode :

Mardi soir, Chéri me dit :  « j’ai mal à la gorge, je crois que j’ai chopé la crève »

Mercredi matin il a une voix d’outre tombe :  « j’ai maaaaaaal mais je vais bosser parce que je suis tout seul sur le poste »

Moi « Vas chez le docteur »

Lui « naaannn »…. « Bon… euh …Je retourne au lit »

15h « allo c’est moi le Docteur ne sait pas ce que j’ai il m’a envoyé au labo pour voir si c’est la grippe A, je te dirai… »

A + lecteur…

mardi, 25 août 2009

LUNDI DE MERDE KING SIZE

Ça commence par un appel à l’IA (Insp Acad) à 8h30 précises, heure d’ouverture du standard noté sur le site, pour savoir ce qu’ils comptent faire de ma fille à la rentrée.

Pas de réponse. Ni à 8h35, 8h40, 8h45…

J’appelle donc, en désespoir de cause son ex-collège. Et je tombe sur quelqu’un qui ne sait pas mais va me rappeler et me rappelle pour me dire que : ah non, elle n’est prise nulle part…l’IA ne vous a pas informéeee ??

Et alors je fais quoi ? Alors je quitte le bureau, je monte dans ma voiture et je mets le cap sur l’IA.

Je suis remontée de chez remontée.

Je me fade les bouchons, les boulevards, le tram, les piétons, j’éteins même la musique c’est dire si je fulmine.

A l’IA, une personne devant moi à l’accueil, c’est rapide, mon tour arrive j’explose expose le problème et le standardiste (rouflaquettes de la mort et goupilles dans chaque oreille) me donne un papier avec le N° de salle où je dois me rendre.

Et là, la totale : 25 personnes soir environ 5 adultes et 20 mioches attendent dans le couloir, mais moi je dois aller plus loin, où je retrouve ceux qui étaient juste devant moi à l’accueil. Ensuite ça arrive par grappes de 2 ou 3, on finit à égaliter avec les autres.
Je suis deuxième, je me détends, faut pas s’enerver…

J’ai juste appelé pendant 3 jours sans avoir personne, puis enfin quelqu’un qui m’a dit de rappeler plus tard , rappelé au jour dit et m’être entendu répondre que nan fallait rappeler le lundi suivant.

Là on y est. Le lundi suivant c’est précisément ce jour.

A priori mes prédécesseurs ont vécu un peu la même chose, sauf qu’eux se sont déplacés à chaque fois et trouvé porte close, sinon c’est pas drôle.

Mon tour arrive.

J’expose sans exploser mon problème.
Ah oui… Manon A…. ça me parle vous n’êtes pas déjà venue ? Nan.

Vous avez téléphoné non ? Oui mais je n’ai eu personne.
Pourtant… Manon A… ça me parle…

Bon alors sur le fichier je vois qu’elle n’a fait que des demandes dérogatoires et aucune ne lui a été accordée.

Et pourquoi ?

Plus de place. Le collège ne vous a pas écriiiiit ?? Mais…vous n’auriez pas écrit des fois ? ? Euh… oui j’ai dû écrire un email ou 2 .

Je réalise soudain la teneur de mes emails , corrects mais tirant vers l’agacement, juste avant l’insulte.

Et là, il se met à farfouiller partout sur son bureau….merde.

Il trouve mon email imprimé. et ne lit pas le contenu, dieu merci.

Ah bah oui ! Manon ! Voilà ! Je n’ai pas pu vous appeler parce que vous n’avez pas noté votre N° de téléphoooone !

Mais t’avais mon adresse email coooooonaaaaaaaard !!!!!!!! Non ça je ne l’ai pas dit.

Bref affectée à 25 km de la maison à l’inverse de Bordeaux comme ça si y’a grève des trains qui c’est qui va se fader 75 bornes le matin et 75 bornes le soir pour l’emmener et aller la rechercher hein ? Ma gueule. Tas de cons.

Quand je lui ai annoncé la nouvelle, elle s’est mise à chialer parce que ça lui rappelle de trop mauvais souvenirs cette ville, le collège d’où elle avait pris la poudre d’escampette en 2007 est juste limitrophe.

Il faut positiver lui ai-je dit, t’es capable ailleurs, donc t’es capable là. Les gens tu t’en fous.

ça va pas être la fête.

 

Ce même lundi donc, je rentre du boulot en pensant à une recette avec des feuilles de brick et tous mes restes de viandes et légumes divers…Je fonce à la cuisine et j’attaque.

C’est chiant la feuille de brick à plier en triangle.

Bref. Une fois ça fini, j’allume l’ordi, il bugue, je le redémarre et mon portable sonne.

 

Spoiler du prochain épisode intitulé : Croûtes bosses et mort aux vaches !

Il est 19H « Allo vous êtes la Maman de Manon ? C’est les pompiers, alors ne vous inquiétez pas elle a fait une chute en scooter mais ce n’est pas grave, vous pouvez venir ? Nous sommes juste devant la gendarmerie de P. »

Et je ne suis revenue chez moi qu’à 22h30…

 

Ne le ratez pas il vaut son pesant de cacahuètes...

vendredi, 10 juillet 2009

AH AH AH AH AH AH AH AH

Cas number ouane :

001.jpg

Cas number Tou :

Céline, tu l'as !
Noooon ????????
Siiiiiiiiii !
Woputain !!

Cas number tri et pas des moindres:

Préambule
extrait du bulletin du dernier trimestre Terminale S
Maths : résultats satisfaisants
Ph Chimie et Phy Chimie spé : trop d'absences pour être évalué
SI :absent à pratiquement toutes les séances ce trimestre
Hist Géo : A fait 2 devoirs dans l'année absentéïsme chronique
Anglais :N'a pas estimé utile d'assister aux cours ni de s'entrainer pour l'examen
Philo : invisible comme ses devoirs, inadmissible
Espagnol : Elève virtuel qui s'imagine pouvoir se dispenser des cours obligatoires quel gâchis !
EPS : bon travail
ECJS (???) : absent

résultat : 11.5 au bac

...si.

Sparkling_Champagne_Holidays.jpg


mercredi, 10 décembre 2008

CA ROULE TOUJOURS

La mioche tient le choc, elle fait ses devoirs avec application, apprends ses leçons, me les récite… et elle a commencé par un 20/20 en anglais. Bon c’était juste du vocabulaire, mais ça fait plaisir et ça encourage.

L’interro d’espagnol de ce matin était moins fun mais elle avait révisé, on verra bien.

Par contre les maths… elle ne comprend rien et part du principe qu’elle n’y comprendra jamais rien.

Déjà moi j’ai du mal à m’y remettre parce que les x et les réductions et tout ça… pffiou, c’est loin. Mais elle a soutien demain après midi donc sa prof lui expliquera mieux que moi.

Quelqu’un connaît un bouquin où c’est expliqué simplement et logiquement ?

En français on est sur le futur antérieur. Enfin « on »… Elle.

J’ai un gros handicap en français, je ne connais rien de la théorie : la grammaire, les règles, les conjugaisons… je ne les connais pas. Je m’en sors par automatisme parce qu’à moment ça m’a parlé, mais là, les règles…

J’ai même peur qu’à force de me pencher dessus j’en ressorte pleine de doutes et finisse par écrire des énormités .

Message privé : Bloguette, oui je te l’avoue, j’ai le cerveau d’un caillou en français mais ça tient au fait (parce que je finis par me connaître pas mal… depuis le temps que je me fréquente) que je ne retiens que ce qui m’est utile. Et puis je suis plus dans l’application que dans la théorisation. Enfin vois où ça mène… impossible d’expliquer quoique ce soit : je ne retiens même pas les trucs mémo-techniques c’est dire l’épuration radicale opérée par mes neurones.

Ne me demande pas les dates de naissance de mon neveu ou ma nièce, je ne sais pas, pourtant ça, c’est essentiel.

Vas comprendre !!

Au bureau, je ne retiens pas les textes et la doc MAIS je sais que telle doc existe et je sais où la trouver : j’épate tout le monde ! D’autant que je suis super ordonnée, tout est classé, répertorié et fiché (et mis à jour, je dis ça pour ceux qui jonglent avec les conventions et articles de loi et jurisprudence… et qui savent de quoi je parle).

Bref, pour en revenir aux forces vives prêtes à assumer l’avenir glorieux de notre patrie, ma fille, pour l’instant elle est toujours à fond à fond.

Elle se lève sans rechigner le matin, son sac est prêt de la veille, les fringues aussi, ce qui me pose problème c’est le lissage de tignasse, au niveau timing elle est limite.

C’est d’ailleurs un mystère ; son père, moi, nos parents respectifs et ascendants jusqu’à la 15è génération frisons à plat. Pas elle.

Petite oui. Je lui faisais une crête quand elle était nourrissonne. (que ceux qui me traitent de mère indigne me prouvent qu’ils n’ont pas fait pire )

Maintenant elle a les cheveux qui ondulent , on aura tout vu .

Quoi qu’il en soit, pour l’instant ça va.

Et quitte à rigoler :

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vendredi, 21 novembre 2008

PINCE MOI

Mes ptits poulets, il est temps que la semaine se termine.

Ma mioche, déscolarisée depuis 1 an quasiment pile (happy birth… TA GUEULE) viens d’ouvrir un œil sur sa situation, le monde qui l’entoure et ce qui l’attend demain, c'est-à-dire rien pour le dernier point.

Prise d’une inspiration subite, il y a quelques semaines, et devant notre refus de lever le petit doigt, elle s’est bougée le cul, oui, t’y crois pas mais j’te jure que c’est vrai.

D’abord elle a campé à la mission locale où elle est passée entre plusieurs mains qui n’étaient pas concernées avant d’atterrir chez la psy parce qu’elle ne savait plus trop où elle habitait .

A l’issue des premières entrevues elle est revenue vers nous en disant qu’elle voulait reprendre les études. Moi là j’ai vu et revécu toutes les convocations des profs, CPE, proviseurs et j’ai dit non. Plus envie de me retrouver dans un bureau à écouter les récriminations de gens qui me jugeaient probablement conne et inapte à l’éducation d’une gamine. Trop mal au bide, trop de colère.

Donc j’ai dit non.

Elle quitté l’école pour travailler qu’elle travaille !

« mais les annonces de l’ahainepéheu c’est que pour les adultes ! »

« mais t’es adulte, t’as quitté l’école maintenant c’est ton monde, le notre ! »

Bref, dialogue de sourd.

Puis elle revient du CIO avec des docs sur des écoles privées à 5000 € l’année, ça va pas non ?

Et puis un jour, il y a une semaine, elle revient avec une autre doc (dans la foulée elle range ses affaires dans sa chambre, fait la vaisselle, met la table… louche…) et des projets musicaux et toujours un projet de retourner à l’école, et surtout un RV avec un éducateur de la mission locale pour… MOI !

Là j’embarque Chéri pour aller causer au Monsieur parce que passer pour une conne oui mais en couple c’est mieux et pis s’il s’emballe Chéri lui pétera la gueule.

C’était hier soir.

D est sympa, Manon a un vrai projet selon lui, elle est super motivée, consciente de son échec passé et de son attitude vis-à-vis de nous, et elle lui a même parlé de nous en bien, qu’en bien à priori.

Notez que l’ambiance à la maison n’était pas tendue-tendue mais c’était moyen zen quand même ces derniers temps.

Donc à l’issue d’une discussion d’une heure et demie, on repart avec le dossier scolaire à remplir… oui on essaie, ça ne peut plus durer comme ça.

C’est une école privée, le prix est raisonnable et surtout c’est une école adaptée avec des horaires spécifiques : le matin jusqu’à 14h ce sont des cours normaux, l’après midi c’est ateliers divers ou assistance aux devoirs.

Elle retourne donc en 3è reprendre un cursus scolaire général.

Me reste à rencontrer la directrice qui a été emballée par le discours que lui a tenu la mioche, donc Rv à prendre et un peu de paperasse.

Le bout du tunnel ? Pourvu que oui. Pour elle.

vendredi, 14 décembre 2007

RAME, RAME, RAME

J’envisage sérieusement l’abonnement au télépéage…

 

Jusqu’à La Réole pour le Rv au CIPPA, l’autoroute SOUS le brouillard, ça faisait un toit, très bizarre. Puis 10 km de nationale DANS le brouillard, heureusement que c’était tout droit parce qu’on ne distinguait les panneaux qu’au dernier moment et je n’y étais jamais allée.

 

Arrivées là-bas, la ville est tout en côtes, au premier parking je me gare et cherche mon plan, je regarde autour de moi et je suis garée devant !

Une demi-heure d’avance à tuer, il fait un froid glacial et nous allons courageusement, frigorifiées, faire un tour pour acheter des chocolatines, puis nous nous réfugions dans la voiture pour dévorer les viennoiseries.

 

Nous entrons dans les locaux, apercevons quelques jeunes et la responsable nous reçoit. La conversation est décontractée, elle ne juge pas, comprend très vite le problème et fait un dossier.

 

A quoi ça sert vous me demandez ( si vous me demandez !) ?

 

Le CIPPA qui dépend de l’Education Nationale, permet à des jeunes déscolarisés de suivre une formation super allégée en alternance avec de l’immersion en milieu professionnel sous forme de stages à durées déterminées mais aléatoire.

Juste pour trouver un patron qui prendra à la prochaine rentrée le jeune en apprentissage avec un contrat et tout et tout.

 

Donc pendant 2 semaines, il y a cours sur place les lundi, mardi et jeudi avec les mercredi et vendredi libres pour prospecter pour des stages.

Puis il y a 2 semaines de stage.

Et ça recommence.

 

Le plus dur c’est de trouver des stages, encore que. Ma fille voudrait retenter l’expérience de la restauration comme serveuse ainsi qu’elle s’y était déjà essayée il y a 2 ans. Ça lui avait beaucoup plu et elle avait vite été très à l’aise.

 

Ce WE va être consacré aux papiers, lundi elle va rendre ses bouquins au collège, récupérer son dossier scolaire et rapporter le tout à la permanence du CIPPA local.

 

Ensuite c’est les vacances. Ensuite ça commence…

Je ne suis pas encore tout à fait soulagée mais déjà ça ôte un poids.

 

Nous sommes rentrées vers midi et pour me défouler j’ai fait le ménage, il n’y a rien de tel. Puis nous sommes allées acheter le sapin de Noël, je l’ai décoré à la sauvage, donc vous ne verrez pas la photo, c’est trop laid.

 

Et puis je me suis achetée un nouveau sac à main et un pyjama, ben là non plus pas de photo, j’ai pas envie.

 

Et puis la journée est finie et demain on va chercher la nouvelle voiture. Là je vous mettrai une photo, si j’ai envie.

mardi, 04 décembre 2007

DUR

Aujourd’hui j’avais Rv avec Mme La PP ( prof principale), très sympa, mais vraiment très et, j’allais dire « étonnament » perspicace. Je dirais juste concernée.

Alors que ma fille a perdu ses repères et ses envies et ne cherche même plus l’étincelle qui la ferait rebondir, je ne peux que louer l’obstination et les encouragements de cette femme, après toutes les autres que j’ai rencontré qui étaient toutes aussi impliquées.

 

J’ai des tas de préjugés envers l’éducation nationale qui, à une époque, la mienne, faisait en sorte d’obéir au doigt et à l’œil aux instructions de ma mère, ne rien laisser passer, voire se servir de moi comme défouloir, engagement que les enseignants de l’époque, pour la plupart mais pas tous, ont eu à cœur de respecter.

 

J’en ai chié. Et j’ai tiré ma révérence sans regret.

 

Aujourd’hui, à chaque fois que je dois mettre les pieds dans une école, j’ai l’impression de pénétrer en territoire ennemi, de me livrer en pâture, je suis limite repartir en courant.

Mais je reste parce que je suis adulte, mère, que je ne suis pas là pour moi mais si quand même un peu, mais aussi et surtout pour ma fille (comment font ceux qui ont 4 mômes hein ? ) et je finis par trouver tous ces gens très biens même si le lieu m’écrase, me fait peur, me terrifie même.

 

Comment expliquer que j’aurais adoré avoir ces profs à l’époque, entendre leur sollicitude leur compréhension, mais avec le recul je me dis que ça aurait été pareil, l’adolescence reste un passage douloureux, j’étais probablement aussi con qu’on peut l’être.

 

Bref.

 

Elle a RV avec la responsable du CIO local dans quelques jours pour mettre sur pied un plan de … carrière ( ?)

 

J’en peux plus, j’arrive plus à réfléchir ce soir .

jeudi, 25 octobre 2007

MON ENFANT

C’est mon amour à moi, cette chose qui dépend tellement de moi et que je voudrais juste  garder dans mes bras.

Mais même si des moments comme ça peuvent exister encore, elle devient quelqu’un, avec une personnalité, une force, une rage de vivre, de s’affirmer, d’être.

Elle est à la fois jeune femme et petite fille, ado agaçante et attachante.

Elle est belle. Elle le sait.

Je ne dis pas ça parce que c’est la mienne, même si je ne peux m’empêcher de me dire que je suis de parti pris.

Elle mûrit, vite, trop vite ? Je ne sais pas. Elle est débrouillarde, ses réflexions me déstabilisent parfois mais me renvoient à un passé personnel que je me plais à penser pas tellement lointain.

Cette jeune fille qui prend soin d’elle à qui je n’ai transmis de ma propre féminité que ce qu’elle peut prendre, c'est-à-dire peu.

Elle s’est bâtie femme toute seule.

Elle a encore beaucoup à apprendre, sur elle-même et sur les autres.

Et beaucoup de choses à m’apprendre aussi.

 

et des fois elle m'écrit : (merci de votre indulgence pour la syntaxe et les les fotes)

Meme si je te manque te respect parfoie
Meme si je suis souvant dure avec toi
C'est tout le temps que je me dis qu'enfaite j'ai besoin de toi
Car ont est jamais a la bri d'un départ

Y'a des jours ou tout vas bien pour moi
Comme y'a des doutes qui reste en moi
Tu ne le vois pas quand je pleure
Y'a que met coup de geule qui font que tu as peur

Je sais je fais beaucoup d'erreur
Mais les erreurs me font grandir
Comme le manque d'un pere que devrai etre la mais qui ne l'ais pas
Me fais aujourd'hui sourir

J'ai perdu une chose que je ne serai pas capable de recuperai
J'ai changer
J'ai muri
Je me suis endurci

Les jour de pluit me font reflechir
Seul ces jour la me comprenne je crois
Ils cache les larmes sur mes joues
meme si elle ni sont pas

Mon coeur froid et j'ai appris a l'avoir
a pas me laisser faire tu sais
c'est peu etre pour ca que je crois que tu m'en veux
Alors je m'escuse de te rendre malheure a cause de moi

Mon avenir t'engoisse je sais
Alors que pendant ce temps je reve d'ailleur
Je ne finirais peu etre pas comme tu l'esperé
Mais je sais que tu me soutiendra jusqu'a l'heure

On m'as dis qu'une maman c'etait sacré
Mais aujourd'hui j'ai trop de fierter pour l'admetre

Un jour tu partira loin de moi
Mais ton visage restera toujours la
Je t'en voudrais surmant d'etre partis
San m'avoir dis une derniere fois que j'etait toute ta vie

 

J'ai du bol c'était pas écrit en SMS. Ayé je chiale. Andouille va !

 

lundi, 22 octobre 2007

OUF

Ce matin, l’aube ne pointant pas encore son bout de nez, mais le pare-brise de la chariotte présentant un début de frigorification avancé, j’ai embarqué ma fille vers son nouveau collège. Elle super détendue, moi super stressée, j’en ai encore des crampes dans les fesses des 25km aller et 50 km retour jusqu’au boulot, par l’autoroute, que je déteste, surtout le matin (et même le soir) et que je ne prends par conséquent jamais, sauf urgence, genre ce matin.

Arrivées là bas, de nuit donc, je me paume donc, ce qui est d’une logique imparable lorsque je n’ai pas fait un nouveau trajet au moins une fois à chaque saison, à chaque heure du jour ou de la nuit, sous la pluie, le soleil, la neige, le vent, autant dire qu’avant que j’y aille les doigts dans le nez, c’est pas gagné. Pourtant ce n’est pas compliqué.

Je n’ai pas de GPS ni dans ma voiture ni dans mon cerveau, ces initiales ne signifiant pour moi que « Grille Pas le Stop », ce qui peut m’arriver quand je cherche mon chemin à 2 à l’heure, ce qui emmerde (et je m’en excuse), les voitures suiveuses.

Nous sommes donc devant un gros bâtiment en béton, c’est fou ce que c’est moche tout de même, mais bon, c’est pas une école d’architecture non plus, et nous pénétrons par la porte des livraisons qui mène à l’administration.

Mme La Principale n’est pas encore là, il est 7h50, les cours commencent à 8h10, nous patientons. Il y a du carrelage vert au sol « je kiffe le sol » me dit Manon, histoire de tromper la tension qui commence à l’émoustiller.
Je lis les notes affichées sur le tableau (d’affichage), différents comptes rendus de réunions administratives… passionnant à cette heure du matin.

Mme la P arrive : bagues et quolifichets en tout genre un peu partout, une coiffure moutonneuse, pas née d’hier mamie, mais pas larguée pour autant.

Elle nous reçoit gentiment mais pas maternellement, hein, elle aurait tout aussi bien pu faire colonel dans les paras, on sent qu’elle a de la poigne, 750 boutonneux à gérer, ça demande du caractère et elle en a.
D’abord Manon doit se séparer de son piercing, chhhhhh …, pas contente la petite… c’est l’jeu ma pov’Lucette, enlève et donne à maman.
Ensuite analyse rapide des raisons qui font qu’on se retrouve là, balayage de la main du passif : « t’es ici pour travailler, pas de drague, pas de portable, boulot, boulot ! ».
« C’est pour travailler que j’ai demandé à changer de collège » répond ma petiote un peu refroidie.

Je remplis les papiers pendant que Manon est emmenée par les (les ?) CPE pour un entretien, et puis on me la ramène et moi je pars après lui avoir souhaité bon courage, elle doit rejoindre sa classe et moi je dois aller m’occuper de la carte de transport par navette gare-collège et retour.
Je vais faire la carte à 2 rues de là (même pas perdue même avec le plan pourri fait par l’adjoint « … alors là vous tournez à gauche, côté main qu’écrit pas… » ben heureusement que je ne suis pas gauchère hein !)

Je reviens, a pu fifille, disparute, avalée par le grand bâtiment en béton… je donne la carte au secrétariat pour qu’il lui fasse passer et je repars.

Alors le transport c’est hallucinant :
Matin train à 7h26, navette, arrivée au collège à 8h, sonnerie à 8h05, tout le monde au boulot à 8h10
Encore là ça va.
Soir : Sonnerie fin de cours à 17h10, navette à 17h17 à 400 mètres devant le lycée au bout de la rue, train à 17h26, soit 9mn plus tard alors que la navette met environ 10 mn pour aller à la gare.
A priori ce soir ça c’est bien passé, elle est à la gare et le train a 10mn de retard… c’est bien la première fois que je vais dire ça mais : POURVU QUE CA DURE !!

Je pensais y passer la matinée, à 9h j’étais sortie, et s’il n’y avait pas eu un rétrecissement de chaussée immédiatement suivi d’un fort ralentissement (bouchon de 3km) sur l’autoroute, à 9h30 j’étais au bureau. J’ai badgé à 9h59, juste avant d’être en anomalie.

J’attends avec impatience que Manon rentre pour avoir ses premières impressions… mais elle n’a plus le choix, à mon avis ça va être chaud, mais elle va gérer.

NB : le collège a une excellente réputation d’après ce que j’en ai entendu dire, et par rapport à celui qui lui est voisin, plus petit mais moins bien tenu. Et j’en ai appris de pas bonnes du tout sur celui qu’elle a quitté… brigade des mineurs et tutti quanti… pas bon pas bon.

Dernière minute : RAVIE ! (yeessssssssss !!)

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