lundi, 14 septembre 2009

QUAND ON EST CON...

Mon collègue-qui-pue, appelons le CQP pour plus de rapidité cherche à faire de l’humour, mais sa bêtise me désespère.

Vendredi

Maazz : misèreuu, misèreuuu (version Coluche dans son fameux tube)

CQP : ah ! ah ! c’est dans Quai des Brumes ça , avec euh… l’autre là.

Maazz : Tu veux dire Arletty dans Hôtel du Nord ?

CQP : ah bah ouai c’est pareil

Maazz : Nan c’est une chanson de Coluche et Arletty elle, c’était pas une chanson, c’était « Atmosphère, atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?! »

CQP : Bon ben c’est pareil hein…

Maazz : …

Aujourd’hui, je rentre de ma pause de midi avec mes lunettes de soleil sur le nez :

CQP : Ah ah ! Comme les Marx Brothers !!

Maazz : Les Blues Brothers tu veux dire ?

CQP : ah bah ouai c’est pareil !

Maazz : nan c’est pas pareil !!

Il est vraiment con hein ??

mercredi, 12 août 2009

QUESTION EXISTENTIELLE

J’ai un collègue qui pue mais assez bizarrement parce que je suis juste à côté, je ne suis pas dans le sens du vent ce qui est plutôt confortable par rapport aux autres collègues qui sont obligés de respirer par la bouche.

Ce garçon, un peu bourru, lourdingue mais gentil, vient à pied depuis son arrêt de bus, chaque matin. Il vient d’un bon pas, un peu mécanique ce qui lui donne une démarche de nature à décourager tout intrus qui viendrait à lui demander son chemin, d’autant qu’il en impose un peu.

Bref, lorsqu’il arrive, son tee shirt est trempé de sueur et il a le crâne qui luit…

Alors là je me pose une question, parce que moi par exemple, en prévision d’une suée inopinée j’ai du déo dans mon sac. Il en va de même pour toutes mes autres collègues femmes (j’ai fait un sondage).

Par contre les mecs…jamais.

Pourquoi ?

lundi, 03 août 2009

QUAND FAUT Y ALLER...

D’abord j’ai mal dormi, j’avais beau dire à mon inconscient « mais dort putain ! demain va y avoir boulot » rien. J’y ai trop mis la pression il était stressé.

Donc à 4h j’étais limite prête, j’aurais même pu me faire les ongles des mains et des pieds et me maquiller. Sauf que je ne manie que le coupe ongles avec maestria, le reste…

Au lieu de ça je suis restée à écouter les ronflouillements de ma moitié amorphe. L’insomnie n’a pas prise sur lui alors que la gastro oui, par exemple. Moi c’est le contraire.

Je ne suis donc pas à plaindre.

Encore que vu comme il est épais et mes kg à perdre, ben, une bonne gastro… naaaaannn.

Je m’égare.

Pas un chat sur la route, les bouchons du WE se sont évaporés, j’ai pu rouler comme un escargot en faisant le tour des morceaux de musique que je me suis mis sur la clé du poste de la voiture. Oui j’ai un poste avec une clé c’est achte bien, mais je te l’avais déjà dit. Tu ne te rappelles plus ? hmmm. Pas grave. Je me suis faite un revival de disco trop bon.

Je m’égare.

Au bureau, personne pour changer à cette heure là. J’aime.

Une pile de papiers sur mon bureau, mes bannettes de travers, l’éphéméride à gauche au lieu d’à droite et un carton de cartouche d’encre pour imprimante en live au milieu. J’oubliais, ma lampe est au dessus de l’écran… qu’est ce qu’ils ont foutu ?

J’aime PAAAAAAAAAS qu’on foute le dawa sur mon bureau quand je ne suis pas là.

Est-ce que moi je vais ruiner le bureau des absents ? Non. La plupart se ruine le bureau toute seule. Les gens sont bordéliques au boulot, j’hallucine. Chez moi oui, au bureau non. Jamais .

Je m’égare.

Je range le bazar et j’allume ma lampe préalablement remise en place et je clique sur ma bal : nada. Je clique sur internet : wouiiiiiii… Je vais voir La Moule et constate qu’elle est rentrée chez elle. Je clique sur l’appli pour bosser : nada.

Je referme tout et relance le bouzin. Je procède aux même manipulations que précédemment, plus rien ne s’ouvre. Je ne me rappelle plus le N° de l’assistance informatique. Faut que j’attende l’arrivée d’un collègue, il est 8h, allez, une bonne demi heure quoi.

Donc en attendant je classe et trie la pile de papier : les syndicats n’ont pas chômé, ils se prennent pour Gutemberg même pendant les vacances. Mais ce sont toujours les mêmes âneries.

Je m’égare.

Note que je n’ai même pas eu à me triturer les méninges pour trouver le mot de passe, mes doigts l’ont tapé tous seuls. Sont fortiches mes doigts.

Parce que mon mot de passe c’est facile, il change quand la machine me le demande et je ne me creuse pas, je fais : gthyju ou rftgyh avec des chiffres derrière (en ce moment c’est 33). J’ai juste à me rappeler la première lettre que je tape et hop.

Il y en a qui ont des mots de passe affligeants genre verveine1912, sauf qu’on doit le taper à chaque fois qu’on fait une opération sécurisée comme des chèques et comme je suis dans un service de règlement, ça envoie !

Donc simple, rapide et efficace, voilà, ne me remerciez pas. Je devrais faire breveter cette idée, non ?

Je m’égare.

L’assistance me porte assistance et j’ouvre mes emails : 80 environ dont 2 de cul… ? Que fait l’anti-spam ?? On me propose 10000 orgasmes en une heure mais j’ai pas le temps là et puis je ne sais plus quoi (mais là j’ai reboosté mes stats direct… héhéhé). J’ouvre mes activités vraies, celles qui font qu’on me paie, wouaw ! 409.

409. Pfffffiouuuuuu !

Bon. J’attaque et j’ai les yeux qui pleurent tellement je n’ai plus l’habitude de ce grand écran où tout est écrit tout petit et non, je devance ta réflexion, on ne peut pas agrandir les caractères !

Il y en a une, l’effrontée, qui m’envoie un message le 6 juillet en me demandant un truc et m’en renvoie un le 16 s’étonnant que je n’aie pas répondu à celui du 6 et me demandant de répondre sur l’heure… elle est con ou quoi. J’étais pas là.

Je te lui ai torché une réponse pas piquée des vers…

Je m’égare.

A midi je trace jusqu’à McDo, bigmc et frites et avec une bouteille d’eau raisonnable non ? NON ! Ce n’est pas raisonnable. Je me suis préparée une gamelle hier et ce matin j’ai pensé que ma collègue-copine N était là et qu’on irait manger ensemble. L’était pas là… McDo.

Shame on me.

J’aurais pu acheter une salade chez Giante, ou chez Pol ou … nan.

Mais j’ai bu de l’eau t’as vu ?? De toute façon je ne peux pas boire de trucs sucrés avec un repas (sauf du vin) et encore moins qui pique (sauf du vin). Pis y’a pas de vin chez McDo. D’ailleurs il n’y a pas de vin chez McDo, c’est pas normal, ici.

Même du vin américain je tolèrerais, d’ailleurs c’est très bon le vin californien (vade retro ouai bon ça va hein !!)

Je m’égare.

A la reprise cet aprèm j’étais pas super motivée mais j’ai bien assuré (hurhurhur…bien ASSURE !!) et à 16h, ciao tout le monde .

Me suis pas égarée, j’ai retrouvé la route direct back home.

Et demain faut recommencer. Jusqu’à 72 ans … plus que 28…on y est presque.

T’as du bol, tu vas avoir de la lecture pendant encore quelques années visiteur. T’es content hein ?

Pars pas je suis en train de torcher le lexique sur les expressions locales.

A paraître bientôt…

mercredi, 24 juin 2009

BIENTOT LES VACANCES...

Hier réunion snobement appelée « comité de branche » où tu sues en chœur du fait qu’il faut tenir à 20 dans un placard à balais agréablement chauffé par le barco (espèce de truc branché sur ordi qui projette ce qu’il y a sur l’ordi sur écran) et le nez collé sur des tableaux synoptiques imbuvables projetés en 2m par 2m.

Tu sors de là : tu sues, t’as mal aux yeux , ton bloc est rempli de grafitis et t’as rien appris.

2 heures de sauna avec des collègues, sauf que le sauna ça détend.

Aujourd’hui visio conférence, entendez par là qu’on passe à la télé avec tous les autres potes des autres régions afin de s’exprimer de visu (aucune utilité une conférence téléphonique ferait aussi bien l’affaire ) sur des diaporamas que nous avons imprimé pour suivre, pas très développement durable tout ça.

J’étais seule pour ma région, à mon avis les organisateurs ont cru que j’étais 12, on nous demande de nous exprimer, je m’exprime, ça compense ceux qui font juste de la figuration.

Bref, ils ont fini par me couper la chique « je t’appelle après » m’a dit un des gars.

Azy, après c’était 16h30 et comme j’arrive pas à 10h comme lui, j’ai plié mes gaules et je suis rentrée.

Demain réunion de service. Bon. Suivi d’un pot pour les 30 ans de notre petite CDD qui vient d’être reconduite pour 3 mois. Bien.

Et quand je bosse dans tout ça ?

Parce que sur les 2 premiers je dois faire des « reportings » - ouai des comptes rendus mais maintenant on cause inetèrenachionol- et les envoyer à 200 personnes. Youpi.

Alors je mange sur place ma ptite gamelle, je débadge et rebadge dans la même seconde, et je bosse en bavant mes grains de maïs sur mon clavier. Ah et puis du coup je prends les appels des collègues qui sont sortis.

-je voudrais parler à Mme Machin

-bonjour elle est sortie déjeuner (il est midi connard)

-ah boooooon ???

-Je vais lui laisser le message, c’est de la part de qui ? (t’es qui ducon, tu pourrais te présenter)

-non je rappellerai

Et il raccroche. Ni au revoir, ni merci, ni merde.

Et déjà pas bonjour au début.

T’inquiète je t’ai reconnu, tu vas manger sur tes prochains dossiers.

A part ça, ça va.

lundi, 20 avril 2009

Y M'ENERVENT !

Aujourd’hui : reprise du boulot … 2 semaines de vacances c’est trop bien, à refaire.
Le retour au taf est sans surprise. Du retard, du retard, et du retard. Mais qu’est ce que je m’en fous !!

Je ne me dédoublerai pas et je continuerai à faire des horaires raisonnables.

Ils sont malades tous ! Ils stressent !

Avant on avait des dossiers papier aujourdhui on a des activités informatiques.

On compte donc plus d’activités que de dossiers papier et ça personne ne s’y fait, sauf moi.

Avant : 1 dossiers et diverses activités comptées sur 1 dossier

Aujourdhui : plusieurs activités sur un dossier comptées activité par activité.

Forcément les stocks n’ont plus rien à voir !

Et certains s’en rendent malades !

Pas moi.

Et personne ne veut m’entendre !

 

J’ai créé des requêtes et des agendas et des onglets super pratiques qui éliminent les tâches inutiles, ma chef n’ayant toujours pas compris comment ça fonctionne, REFUSE que je l’explique aux autres.

C’est dingue non ?

Mais j’ai des collègues super qui ont compris assez vite les avantages de mon système de fonctionnement. Donc quand la chef n’est pas là, je leur installe les raccourcis.

 

Les autres, les cons, ignorent l’efficacité au profit du « je-fais-comme-on m’a-dit-même-si-c’est nul- je-m’en-fous-c’est les ordres ».

 

Ben tu sais quoi ? Ma boïte délocalise depuis quelques mois et je comprends.

Je comprends qu’elle n’en ait rien à foutre des gens qui y bossent parce qu’ils sont trop cons pour valoriser leur boulot et qu’ils ne pensent qu’à chouiner, et critiquer et se regarder le nombril.

Je vivrai mal si demain mon poste disparaît, mais je ne me sentirai pas responsable de ça pour autant.

 

Il faut s’adapter. Je me fais honnir par ceux qui pensent que je suis pro-patronnat , mais ce qu’ils ne comprennent pas c’est que moi mon job c’est le toit que j’ai au dessus de ma tête et la bouffe que j’ai dans mon assiette. Chez eux c’est pareil mais ils crachent dans la soupe et ça c’est pas bien.

 

On est bien payé, on a un taf pas trop chiant, on se prend la tête avec les procédures, certes et on a souvent l’impression que tout se barre en couille, mais merde !

Personne ne regarde autour.

 

Chacun pour sa gueule et surtout ceux qui n’en foutent pas une.

Il ne faut pas se contenter de ce qu’on a mais il faut œuvrer pour le faire progresser et le rendre efficace. C’est ma philosophie.

 

Retour au taf … je vais jouer au loto, je vais gagner et je vais me casser. Ils m’emmerdent ces cons !

mardi, 03 février 2009

TAF TAF TAF TAF

Une copine de ma fille a été cambriolée.

Les bijoux de la maman décédée il y a 5 ans envolés, plus de télé, ordinateurs, appareil photo, même l’aspirateur a disparu.

Le papa est dans tous ses états, il m’a dit que s’il devrait récupérer une seule chose c’est la boite à bijoux, même sans. La môme est… pfff !

 

Je les ai appelés pour les réconforter et les conseiller. Je n’ai pas à mettre le nez dans leur dossier mais je vais jeter un oeil de temps en temps pour vérifier que tout se passe bien.

 

Sinon moi qui trouvais les gens zen au téléphone suite à la tempête, je me suis faite jeter comme une merde par un type hurlant. A peine j’ai eu le temps de me présenter qu’il était limite de m’injurier !

 

Pourtant mon nom n’est pas Klaus et ce n‘est pas moi qui est soulevé la toiture de son hangar... connard !

 

Ça a fini par « puisque vous ne voulez pas m’écouter je raccroche, au revoir monsieur » et je lui ai fait une lettre, de trois lignes, limite avec des verbes, mais avec la formule de politesse (qui s’inscrit automatiquement heureusement pour lui).

 

J’étais outrée, mes collègues hilares, et encore je n’avais pas mis le haut parleur. D’habitude quand ça gueule au téléphone, je mets le haut parleur pour éviter qu’on m’accuse d’avoir commencé. J’ai déjà eu le cas avec convocation chez le grand chef et remontage de bretelles en règle… c’est la vie, le client (même très con) est roi.

 

On m’a confirmé que mon passage au statut de cadre est dans les clous, je n’en doute pas, mais ça tarde à venir. Cela dit tout le monde est content de moi, enfin c’est ce qu’ils disent, alors ça rassure.

Je leur fais confiance quand même, je sais qu’ils (chef et sur-chef et sur-sur-chef) m’aiment bien depuis le temps qu’ils me supportent et réciproquement.

 

Cette entrevue a été provoquée par ma Chef qui me trouvait énervée. (« t’as des problèmes à la maison ? – non- t’as des problèmes de santé ? –non – ta fille ça va ? – oui – « ) Je râle beaucoup mais c’est parce que je suis agacée sur la gestion de la tempête qui ressemble de plus en plus à une usine à gaz et à certaines positions agaçantes de services dits transversaux. C’est le grand truc ça la « transversalité ».

Des gens payés à réfléchir à comment faire chier le monde sous couvert d’un hypothétique service au client.

 

Mais les clients veulent juste être remboursés au plus juste, pas qu’on leur roule des pelles baveuses… enfin pas la majorité.

Et ça, ça me gonfle.

 

On sacrifie l’efficacité au profit du sourire Gibbs.

Il parait que ça rapporte mieux…

 

Je ne crache pas dans la soupe, j’aime mon boulot, mais le tirage dans les pattes à certains niveaux ricoche gravement sur ma zenitude personnelle.

 

Vivement les beaux jours le manque d’UV nuit gravement à mon équilibre.

lundi, 05 janvier 2009

JOUR 5

Reprise du boulot avec bisouillage de l’ensemble des collègues sauf un qui a dit en rentrant « je ne vous souhaite rien, mais je n’en pense pas moins, c’est bon ça me soule ces conneries » et une qui est arrivée à la bourre en murmurant comme d’habitude un « boujour… » inaudible. Petite souris un peu gnangnan, un peu bêbête qui ne pige rien à rien…ça fait un an qu’elle est là ça fait un an qu’on lui explique les même trucs, ça fait un an qu’elle ne pige rien, qui que ce soit qui explique.

Exemple (même toi tu vas comprendre blogueur) : un des clients cartonne un portail d’une propriété avec son camion, on paie le portail (imagine tu t’enquilles un poteau ton assureur paie t’es assuré pour). Ben elle, elle veut ensuite réclamer le remboursement au client… parce qu’il a fait une faute. Si !

Alors là, un peu interloquée, tu lui expliques que bon, l’assurance c’est pour payer les conneries des clients… ben euh… ah ?

10 ans de boîte la belette. Ouai, mais avant elle était à l’assistance, t’imagine tomber en rade au fin fond de la Creuse (hinhinhin, ouai bon c’est pour rigoler La Moule, le prends pas mal…) et appeler et tomber sur elle « ah ben fallait pas prendre le virage trop serré, hein, comme ça vous auriez pas fait de tonneau, au revoir ».

Qu’est ce qu’on peut leur donner à faire à ces gens là sans que ça porte préjudice à quiconque ? Rien. Alors on traine le boulet et on rattrape les boulettes, les dents serrées.

 

L. a fait une galette, hyper bonne, avec de la noix de coco dans la frangipane, rhôlala, un délice. Elle est con, elle aussi, mais elle cuisine superbien.

 

N. est rentrée d’un an de congés maternité. Bonjour le changement. C’est une copine et elle a été placée en face de moi (adios ma solitude) en attendant le déménagement effectif du 15. Ce sera juste une restructuration physique du service, mais j’aime bien d’autant que je cède ma place à la chef et récupère une place face à tout le monde, dos au mur, dans un coin sombre et frais. Là je suis près de la fenêtre et dès qu’il y a du soleil, c’est l’enfer : chaleur et éblouissement.

 

D’habitude on change tous les 3 ans de place, mais ça faisait 8 ans qu’on n’avait pas bougé et ça commençait à me tarder. Comme à la maison, j’aime bien changer les meubles de place, même si les possibilités sont de plus en plus limitées.

 

Enfin voilà quoi. Ça va vous la reprise ?

 

Aaaahh ! Il neige à Cognac !!

Allez encore un effooooooort !!

Et pourquoi comme à chaque fois on bloque les routiers sur l'autoroute au lieu de les bloquer avant, hein ? C'est n'importe quoi ! Donc ils sont parqués dans leur camion le long des routes.... nul !

Faites gaffe, soyez prudent, ça glisse.

Et puis ceux qui n'ont pas de toit...

 

 

jeudi, 11 décembre 2008

MOYEN DROLE

Une nana de ma boîte a été élue représentante au Conseil des Prudhom, arf ! arf !arf !, je me gausse.
Une nana aussi haute que large (bon c’est pas chrétien comme réflexion je te l’accorde) mais note que cet être destiné à me représenter si un jour je deviens très très en colère vis-à-vis de mon employeur-pas possible y’a pas plus fayotte que moi « esprit d’entreprise » oblige- est la plus grosse feignasse qui existe.
Et ce n’est pas moi qui le dis car sa réputation n’est a priori plus à faire compte tenu des échos entendus ça et là !
Ça c’était le truc rigolo du jour.

Dans le moins rigolo j’ai en vrac : des bugs informatiques à répétition, une visio conférence pitoyable sur le fond et re-bug pour finir la journée… journée de merde donc.

Deuxième opus d’une série que j’espère longue parce que c’est sympa :

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mardi, 26 août 2008

BUVEZ ELIMINEZ !

 

Vous vous rappelez de cette pub (dont le thème a été composé par Richard Gotainer )?

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Donc, à la fin du mois je vais là bas, dans la ville d’eau, avec une quinzaine de collègues de ma région retrouver des collègues des autres régions … 150 nous serons !!

Et ici ça fait polémique.

 

D’abord tout le monde n’y va pas, certains parce qu’on ne leur a pas proposé, d’autres parce qu’ils n’ont pas été tirés au sort, d’autres parce qu’ils ont refusé. En fait le choix des personnes a été laissé à la libre appréciation des managers et certains n’ont pas été très diplomates dans la méthode de choix, mais bon.

 

Un avantage pour moi, ma chef choisit qui et ensuite elle demande à la personne si elle est ok ça évite que les gens se tirent dans les pattes avec une question du type « qui c’est qui veut y alleeerrr ???? ».

 

Ceux qui ont refusé :

Si on y va en train : trop de marche pendant les transits entre gares et autres

Si on y va en avion : peur de l’avion

(au choix mais vous verrez qu’on ne sait toujours pas comment on y va) ou pas envie de partager sa chambre (parce qu’on doit partager sa chambre avec un collègue). La chambre pas le lit.

 

L’an dernier, parce qu’il y a un séminaire par an, c’était à Poitiers donc à une distance raisonnable que ce soit en train ou même en voiture.

 

Cette année c’est donc dans les Vosges…et on nous impose le train pour y aller. Renseignements pris sur le net via la snèf : un départ à 7h du matin nous fait arriver à … 20h30 !!! Donc départ la veille.

 

On se gausse, ceux qui n’y vont pas se moquent, moi je m’en fous, je sais déjà que je vais me marrer quelle que soit l’option retenue.

 

Pour se faire payer l’avion, va y avoir du boulot sauf qu’en avion, via Lyon…3 h ! On a peut-être nos chances… les collègues marseillais aussi sont mal lotis par le train.

 

Donc le partage de la chambre avec une collègue :

La responsable de cette mise en place me demande si j’ai une préférence, j’ai beau regarder la liste des voyageurs de l’aventure, personne ne m’accroche l’œil… Je m’en fous en fait.

Si c’est une chieuse, je me défoulerai, si c’est quelqu’un de cool tant mieux.

Elle me propose E. qui n’est pas sur la liste et qui a demandé à ce que ce soit moi si je suis d’ac.

Pas sur la liste ?? Un oubli ! E. ? J’adhère !!

 

E est un bout de femme de ma génération qui a tout viré : mari, enfants (grands hein !), internet, téléphone portable, grand appart , voiture (elle vient travailler en vélo et en babouches) et qui ne rêve que d’une chose : se tirer ! Elle passe ses WE en rando, seule dans la pampa ou dans les bois, ou au hammam.

 

Partir, au Maroc, monter un bizness version relais-gîte à la bonne franquette, c’est ça son truc.

Bon, son ex belle famille est marocaine, elle a donc des attaches là bas, et plus ça va, plus son esprit est là bas.

 

Elle est géniale, détachée de tout, complètement à l’opposé de moi de ce point de vue là mais ne prend rien de grave au sérieux et c’est ce qui fait que je l’aime bien.

 

A côté de ça, même si le boulot la soule, elle le fait avec beaucoup de sérieux et de dévouement, elle va toujours au bout des choses et n’hésite pas à remettre les gens à leur place quand c’est nécessaire. C’est aussi pour ça que je l’aime bien.

 

D’ici là qu’on transforme notre chambre en tente berbère avec thé à la menthe et cornes de gazelles, il n’y a qu’un pas.

 

En attendant quand on se croise, on se salue d’un « ça va colloc ? ».

 

Là bas, on y va pour suivre des ateliers… sinon on a droit à des activités auxquelles il faut s’inscrire maintenant : visite d’une expo sur la ville…mpffff… visite d’une expo sur l’eau.. mpfff… tir à l’arc… ah ?... marche nordique… euh… ou vélo… aaah !!

 

Bon on a droit à une seule activité en fait mais il faut en marquer 2 pour être sûr que… donc j’ai mis vélo parce que c’est le seule truc où t’es lâchée toute seule sur les 700 ha de parc et puis en 2 tir à l’arc, des fois que j’arrive trop tard pour le biclou et puis je n’ai jamais essayé.

 

J’ai hâte.

J’espère que la bouffe sera bonne.

 

samedi, 28 juin 2008

PHRASES ASSASSINES

On m’a encore demandé de faire un article pour le journal de l’entreprise, mini journal destiné à une centaine de personnes.

Un départ en retraite ou une naissance : azy fais nous rigoler.

Pour les naissances c’est rapide, soft et relativement neutre.

Pour les départs en retraite, c’est plus compliqué. J’ai du mal à me situer, fais-je dans la diplomatie de bon ton ou dans l’hypocrisie déguisée ?

C’est la même chose ? Ah je me disais aussi.

 

Je me retrouve dans la peau de ce bon Blase à qui Don Salustre dit « Flattez-moi ! ». Je dois avoir la même expression concentrée qui exprime la lutte qui se déroule à l’intérieur de moi-même, certaines phrases ou expressions qui me viennent naturellement devant de toute  force être remplacées par d’autres ou sinon ça peut aussi faire rigoler, mais jaune et pas forcement ceux à qui c’est destiné..

 

Il m’arrive aussi, recevant un courrier professionnel dont l’expéditeur fait montre d’une mauvaise foi particulière ou d’une ignorance flagrante quant à certaines procédures, et dont le ton m’agresse, de me lancer immédiatement dans la rédaction d’une réponse-défouloir.

 

Je la dis à haute voix pendant que je tape, mes collègues se marrent, exemple :

 

Je fais suite à votre lettre dont les termes ne manquent pas de m’étonner et font encore une fois preuve de votre incommensurable connerie.

J’ignore si ce qui anime le fond de votre propos vous a été révélé lors du déballage d’une pochette surprise ou si vous avez été chargé par les hautes instances de réécrire les lois et les conventions afin qu’elles vous soient favorables.

 

Quoiqu’il en soit je me dois de vous rappeler que certains mots un peu savants, que vous avez cru bon de placer ça et là pour donner à votre développement une tournure on ne peut plus incohérente, existent dans le dictionnaire sous une forme orthographique légèrement différente de celle que vous utilisez.

 

En effet, je prend pour unique exemple, mais votre lettre pourrait servir d’inspiration à la future dictée de Pivot, le mot « intrinsèque » que vous avez décidé de raccourcir en « intra-sec ». La forme que vous lui avez donnée m’a arraché un sourire fugace et le sens que vous lui avez attribué m’a fait un peu grincer des dents.

 

Pour en revenir à notre affaire, je ne peux que vous rappeler mes précédents courriers que vous n’avez manifestement pas lus, mais je me fais un devoir de vous les joindre en copie, cela m’évitera de développer de nouveau des arguments indiscutables étayés par des textes tout aussi indiscutables .

 

 Je vous rappelle que les lois et textes qui régissent notre profession, enfin la mienne en tous cas puisque je me demande quelle est la vôtre finalement, ne peuvent souffrir (c’est une expression) d’aucune interprétation autre que celle que l’on appelle jurisprudence (décision de justice).

 

Je reste donc dans l’attente d’arguments juridiquement, techniquement et déontologiquement clairs faute de quoi je me verrai contrainte de prendre mon téléphone pour vous dévoiler le fond le plus noir de ma pensée et dans des termes qui n’ont leur place que dans des ouvrages interdits aux enfants.

 

Sur ce, je vous prie d’agréer, monsieur, l’expression de ma profonde pitié.

 

A ce stade, ça pouffe dans le bureau mais il y en a toujours qui me demande naïvement « tu ne vas pas lui envoyer ça quand même ? » Bah évidement que non hein ! J’efface et je recommence une lettre politiquement correcte. Mais ça fait du bien.

 

A côté de ça, j’ai repris des dossiers de collègues qui sont partis (une en retraite et l’autre muté, le muté ayant formé la retraité sur certains trucs, bref) et je suis tombée sur des doubles de lettres qu’ils avaient écrit, à des clients, ça fait peur :

 

Merci de nous rapporter la preuve comme quoi que …

 

On peut pas vous payer car…

 

Ce que vous avez déclaré c’est pas garanti…

 

Vous noterez qu’il s’agit de refus, forcement, si c’est accepté, il n’y a pas de lettre et c’est un chèque qui part.

Ça c’est pour éviter la polémique sur le fond.

 

Et comme dirait Hannibal, pas le cannibale, celui de l’Agence Tous Risques à la fin des épisodes « j’adore ce job ! ».

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