jeudi, 15 mai 2008

500 KM PLUS LOIN - L'ALLER

Visiteur ou teuse, je sais sans être présomptueuse, que tu veux que je te raconte mon expédition, ok.

 

Lundi 16 h je monte dans la maazzmobile après avoir fait moult bisous à mon Chéri qui a l’œil triste et plein de repas tout prêts au frais.

Il m’en envoie encore alors que je m’éloigne, de plus en plus vite, n’en jette plus la voiture est pleine…

 

 Dans l’aérogare et tombe nez à nez avec une de mes covoyageuses, puis une autre, les 2 garçons qui nous accompagnent sont à la bourre, si l’on peut dire,  puisqu’on a tous plus d’une heure d’avance.

 

Vol sans anicroche, un petit jus de tomate plus loin on  aperçoit la Tour Eiffel, la Tour Montparnasse et les tours de la Défense… Il fait une chaleur à crever, la même qu’au départ, j’ai ma chemise hawaïenne mais j’ai pas osé les tongs…

 

Le taxi nous attend, pas franchement celui qu’on avait réservé parce qu’il a crevé, donc un de ses collègues, très sympa au demeurant, on charge on monte à 5 dont la plus petite dans le coffre (sur un siège quand même) et 90€ plus loin nous sommes rendus.

C’est nous qui payons mais la boite rembourse, heureusement.

 

Je ne vous mets pas le prix des billets, je ne sais pas qui négocie les prix mais c’est hallucinant et on n’en revient pas nous même.

 

Au Château, nous récupérons la clé de la chambre, le badge pour la cantoche, la télécommande de la télé et le plan des lieux, indispensable tant c’est un labyrinthe. Après avoir déposé nos effets dans nos chambres respectives (même pas à côté et réparties dans plusieurs ailes) nous nous retrouvons pour un dîner succinct (merci la correction automatique) mais bienvenu et enchainons pour un tour digestif du parc.

 

Puis dodo après un maigre zappage des chaines.

 

Le lendemain, RV est prévu à 9h pour le début du stage, et nous sommes à l’heure après avoir dévalisé le buffet du petit dej’ (c’est toujours meilleur ailleurs que chez soi vous avez remarqué ? sûrement parce que tout est déjà prêt !).

 

Sauf que 9h c’est juste une heure comme ça parce que ça commence en vrai à 10h30… nous aurions donc pu arriver le jour même, au lieu d’abandonner nos pénates la veille. ..

 

La suite demain.

lundi, 12 mai 2008

QUAND FAUT Y ALLER...

A l’heure du goûter je serai en train de faire les 100 pas dans le hall de l’aéroport en attendant d’embarquer.

Quand t’as lu ça, et que t’es pas au courant (ou alors tu fais exprès) , tu te dis « waou ! cool elle part en vacances… ».

Non. Je monte à la Capitale.

 

J’aime pas l’avion, j’aime pas aller à la Capitale pour le boulot, mais j’aime bien mon boulot, c’est déjà ça.

 

Pour le dernier voyage de ce type, il y a 2 ans, je suis partie et arrivée sous un soleil rayonnant, c’était en juin en pleine canicule, et je suis repartie sous le soleil avec une fin de voyage en plein orage… Même le gars qui était à côté de moi et qui faisait le voyage 3 fois par semaine depuis 2 ans était vert… Le temps que je récupère ma voiture au parking j’étais frigorifiée et trempée comme une soupe.

 

A priori c’est ce qui m’attend de nouveau.

 

En plus ma chef a bataillé pour que mes collègues et moi fassions le voyage via les airs parce que le centre de formation est loin de Paris, au sud, et si nous y étions allés par le train ça faisait 3h de transport + 2h de transport supplémentaire une fois arrivés (métro + RER + navette) sans compter la queue pour acheter les tickets.

 

Là on a quand même 1h de taxi à se taper à l’arrivée.

 

Nous aurions aussi pu partir demain matin au lieu de faire le voyage aujourd’hui (alors qu’on ne travaille pas), sauf que se lever à 4h pour prendre un avion à 6h pour une formation qui débute à 9h… vas-y lutter contre le sommeil pendant une journée toi !

 

Je vais donc passer la journée à faire ma petite valise, je rentre mercredi mais je me connais. Quand je prépare les sacs pour les vacances, je le fais pour tout le monde et en général je n’oublie rien sauf des trucs pour moi.

 

Donc là faut que je gère juste pour moi, 2 jours 4 tenues au cas où il fait beau au cas où il ne fait pas beau au cas où je me tâche au cas où l’étiquette me gratte au cas où…

 

En plus et comme à chaque fois j’emporte un bouquin, du papier canson, crayon à papier, papier à carreaux, feutre, appareil photo, écouteurs pour le mobile que j’ai chargé de MP3…

 

Je vais là.

 

Je vais prendre des photos sur place.

De dehors c’est bien, vrai château avec parc arboré…en dedans c’est boulot boulot….et les chambres sont correctes sans plus, très petites genre Formule 1.

Vous imaginiez des lits de princesse avec des trucs qui pendent du plafond et des pingouins en habit qui viennent te servir le ptit dej au lit ? Arf ! Nan c’est une cantoche normale.

 

Et dans le bled lui-même qui est à 3km…une poste et un tabac.

Une quasi retraite monastique.

 

J’ai une autre formation de prévue en octobre, mais ce sera Paris, la vraie la belle la grande, dans un quartier que j’ai bien connu « St Lazare » : à moi les grands magasins !!

 

On se calme et on se reconcentre sur la valise : ça fait mauvais effet si j’emporte ma chemise hawaïenne ? Le port des tongs est autorisé en avion ?  … moi et les questions existentielles…

 

A jeudi, ne soyez pas sages.

mardi, 29 avril 2008

STUDIEUSE

Journée de formation dispensée par un formateur dont j’ai, par le passé, remis en cause ses programmes qui ne m’apprenaient rien ou ponctués d’infos périmées voire fausses.

Là, je ne connaissais pas le sujet donc je me suis laissée faire sans gigoter et il avait l’air de maîtriser donc je n’ai ni râlé ni dormi.

 

Manque de bol, je me suis retrouvée dans le groupe de D.

D. c’est le boulet des réunions. Elle pose des questions sans jamais s’arrêter, elle rapporte tout à elle et ses dossiers et son poste et…merde !

Quand elle est lancée, elle te flingue une demi heure à se faire ré-expliquer par le menu tout ce qui vient d’être développé.

 

Le premier coup, le formateur a marché, à fond, le deuxième on a bien senti qu’il était saisi d’un doute légitime, le troisième il l’a gentiment envoyer balader. Ouf.

Il faut dire que mes collègues et moi, nous lui faisions les yeux ronds pour essayer de lui faire comprendre que c’était peine perdue.

 

Connue comme le loup blanc D, sauf par lui… maintenant il sait.

 

On remet ça demain, j’aime bien apprendre de nouveaux trucs, enfin là c’est surtout l’informatique qui change alors pas de choix, je sens qu’on va ramer, mais ce n’est pas grave, il faut que ça bouge.

 

Sinon on s’encroûte pas vrai ?

mercredi, 09 janvier 2008

MAAZZ II – LA SUITE DU RETOUR DE LA REVANCHE

Elle revient et elle est pô contente !

 

Hier j’étais persuadée qu’on était aujourd’hui et comme il me faut des pantalons, je suis sortie entre midi et 2 et j’ai foncé à la halle, tournicoté dans les rayons en m’étonnant dans ma tête qu’il y ait aussi peu de monde, choisi 4 pantalons et hop dans la cabine d’essayage où j’ai lu « LES PRIX AFFICHES NE SERONT VALABLES QU A PARTIR DE DEMAIN 9 JANVIER »… tu vois un ballon de baudruche qui se dégonfle… ben moi.

 

Quelle gourde j’te jure.

J’ai quand même essayé les futs, j’en ai repéré 2 sympas, lutté pour ne pas les prendre tout de suite au prix fort, râlé tout haut que non ce ne serait pas raisonnable, rendu tout à la vendeuse et suis repartie bredouille, dépitée, déçue mais motivée pour le lendemain.

 

Ce matin donc, j’avais prévu un ptit tour avant l’embauche à Leroy Merlin équipée de mon bon à -15% sur les articles déjà soldés et comme il y en a un à côté de ma boite à 7h pétantes j’étais devant… pas un chat, magasin fermé.

J’ai donc interpellé le vigile qui m’a confirmé ce que je soupçonnais à savoir que seul le magasin qui a emis le bon faisait l’opération 7h-9h , à 15 bornes de là, c’était mort.

 

Ni une ni deux, je me suis dit que la halle, proche ne devait pas tarder à ouvrir, j’ai donc enfourché ma monture et roule ma poule, me voilà partie, me remémorant les pantalons repérés et… c’était fermé, ouverture prévue à 8h plus d'une demi heure à attendre... naaaaaaan.

 

Comme je suis optimiste, j’ai décidé d’y aller entre midi et 2, sauf que ce matin  j’avais une visioconférence de 10h à midi qui s’est terminée à … 13h20.

L’organisateur s’est étonné du peu de participants ( à peine une dizaine contre 30 d’habitude) ce à quoi j’ai répondu qu’un mercredi, déjà chômé par un tiers du personnel féminin, jour d’ouverture des soldes en plus, c’était pas génial comme jour de réunion.

Je l’ai chaudement remercié vous pensez bien.

 

A part quelques minutes de sommeil et un peu de gasoil, j’ai rien dépensé pour les soldes. Aujourd’hui.

Demain je rattaque.

 

A moins que la halle n’ait été débordée et dévalisée par une horde de grocus, les pantalons repérés devraient encore y être sinon…sinon j’ai la scoumoune.

 

Mais j’ai eu une augmentation avec des tas de paroles gentilles, alors : TOUCHEZ PAS A MES PANTALONS DEMAIN C’EST LA BONNE !!

 

Ouai j’ai été augmentée (l’an dernier aussi d’ailleurs, j’ai des fans haut placés moua !)  et mon directeur, que je suis allée remerciée, m’a fait tout plein de compliments sur mon job et tout et tout, ben il peut, avec les résultats que j’ai affiché cette année à mon poste, ça a dû lui payer la moitié de sa prime de résultats annuels.

 

J’ai fait péter les scores nationaux. A moi toute seule. Comme d’hab.

Le problème c’est quand les autres régions me demandent comment je fais …j’en sais rien, je bosse quoi, je vais à l’essentiel, café, clope, rigoulade, travail et encore travail. Et visioconférence le jour des soldes…abnégation quand tu nous tiens...

 

Le truc c’est que le poste que je tiens moi toute seule ici, en contient en réalité 2.5 –j’ai bien chouiné pour avoir une personne en plus que moi, mais c’est la crise ma pov’dame- . Sauf que dans les autres régions, pour un peu plus de volume quand même, ils ont des équipes entre 5 et 15 personnes avec un chef spécifique, et une organisation machin, et des tâches dédiées. Tu parles d'un bordel.

 

Alors que moi-même toute seule j’ai personne pour m’emmerder, m’organiser, me pomper l’air, je gère 50% des dossiers du service allez 48% pour être exacte (nous sommes 8), je précise que mes collègues font un travail considérable aussi, mais différent du mien.

 

Donc les autres régions sont babas, scotchées et un peu deg’ (mais admiratifs en secret, je le sais)

 

Le truc c’est aussi que pour éviter de m’emmerder sur mon poste, tout ce qui est proposé, je le prend : les tests informatiques, les dossiers d’un collègue qui part, l’élaboration de fiches, de notes, d’articles pour les parutions professionnelles internes. Je suis partout, au courant de tour, tout le temps. J’ai une doc ( et une mémoire ) phénoménale, et un classement efficace.

Et c’est vachement bien.

 

C’est ce que n’ont pas compris la moitié de mes collègues qui râlent, disent qu’ils font toujours la même chose … et ne veulent rien faire de plus, pas le temps… et puis pas payés pour parce que ce n’est pas dans la fiche de poste. Par contre pour commenter les conneries de la télé à la cantonade pendant des heures, ça le fait. Et qui impriment tout, entassent et ne classent rien.

 

Mais moi non plus je n’ai pas le temps ! Mais je le prends ! Ce n’est pas dans ma fiche de poste non plus, mais qu’est ce que je m’en fous !

Ça demande d’avoir la faculté de sauter du coq à l’âne toute la journée, de promettre des délais et de les tenir coute que coute… c’est génial !

Le pire c’est que je ne fais pas plus d’heures que la plupart.

 

Du coup je passe pour une faux-cul au regard des feignasses que je mouche allègrement à chaque occasion qui les fait se rapprocher de moi pour des infos, des trucs informatiques ou tout autre demande. Et j’aime ça.

 

Travailler plus, gagner plus c’était pas prévu pour ce contexte, mais ça marche aussi et j’en suis ravie. A MOI LES SOLDES !

 

vendredi, 07 décembre 2007

CHO-CHOCOLAT

Au bureau on fait un pari, comme chaque année à cette période, pari gratuit : de quelle couleur seront les côtes de nos dossiers en 2008 ?

Chaque année ça change en 2006 on avait de la côte jaune, cette année on se tape un violet que quand t’écris dessus, faut le faire au marqueur sinon tu pleures pour lire ce que t’écris dessus.

Bref d’habitude à cette époque, les paris sont lancés… mais là pas eu le temps, on a tous reçu un mail d’info ( !) nous informant de la couleur tendance pour 2008, ce sera… du rose !

Le rose, on l’a déjà eu en 2000, je m’en rappelle parce que mes dossiers AZF étaient roses.

Tu vois on a des préoccupations nous autres !

 

Bon mis à part qu’on a loupé ça, il faut maintenant s’atteler à la tâche qui consiste à inciter nos interlocuteurs téléphoniques ( autrement appelés intermédiaires) à nous envoyer des chocolats pour les fêtes !

Ne croyez pas que ce soit facile.

Des années auparavant, avec les chocolats reçus en fin d’année on tenait jusqu’à Pâques en ouvrant les boites au fur et à mesure.

Mais la tradition se perd !

Les seuls fidèles nous alimentent de boites de pyrénéens (dégueu) mais on n’a pas de frigo et des bords de fenêtres inexistants, donc chauds, ( mais de t’façons c’est dégueu) ou de la boite de base de chez Jules Edouard Leclairk… 

 

On finit même des fois à en apporter nous même, si c’est pas une honte !

 

Par contre la boite de marrons glacés c’est pour ma pomme, les autres n’aiment pas ça, euh… ah mais je n’ai pas demandé aux nouveaux tiens…

 

Nos chefs, quand à eux, reçoivent moult caisses de vin et/ou de champagne, certains partagent avec nous mais de moins en moins, la tradition se perd là aussi.

 

Sinon on a droit, mais de moins en moins, aux cadeaux personnalisés de nos experts et autres cabinets assimilés : the big agenda relié faux-cuir, l’horloge design, le porte photo en plastique transparents ou le tapis de souris estampillé du logo du dit cabinet. Invendable même dans les vides greniers.

 

Le seul truc que j’ai gardé et dont je me sers c’est une calculatrice solaire, increvable, que je traîne depuis des années.

 

Bon allez quoi faites péter les chocolats y’a que ça de vrai ! Pas encore une boite je suis bleue.

 

De rage j’ai balancé 3 guirlandes sur le ficus pour faire plus Noël vu qu’on a jeté le faux sapin l’an dernier.

 

Il y a des services où c’est tellement illuminé qu’on se demande s’ils ne vont pas faire péter les plombs de tout le bâtiment, on se croirait devant une vitrine les galeries foirfouilettes. Z’ont vraiment que ça à faire !

 

Pour compléter j'ai dessiné un Père Noel salement aviné sur le tableau velleda, suis pas sûre qu'il reste ... mais pour l'instant ma chef n'a pas fait attention. 

mardi, 27 novembre 2007

LA VERITE EST AILLEURS

Mon collègue D qui s’est fait muter sur Paris pour cause de divorce nous a quittés aujourd’hui. Jusque là rien d’extraordinaire.

Ce qui est scotchant c’est qu’il partait à midi, définitivement, à 11h58 il avait son manteau sur le dos, à 11h59 il avait fait la bise à L (Mme Sili-conne) à midi il avait disparu.

 

Pas un mot, pas au revoir, salut, ni bye ni merde. Rien.

 

5 ans de cohabitation sans heurt et il se barre sans même un mot. Le con.

 

C’était pas un pote il était plutôt dans la catégorie boulet, mais bon pas chiant. Juste boulet.

 

Il se barre sans rien dire. On était scotchés.

 

En fait il a commencé son délire à la rentrée, en annonçant qu’il se barrait, avait profité de ses vacances pour trouver un poste sur Paris et un appart.

Bon. Moi je lui demande pourquoi … hein, normal « je me sépare » il me dit. Bon. Sa future ex bosse chez nous aussi.

 

Là-dessus, donc il fout tout le monde dans la merde parce qu’on avait à l’époque 2 départs en retraite prévus, passés depuis.

 

Bref. Là il pose 3 semaines de congés. Pour les démarches et tout et tout, enfin pour sa gueule quoi. La chef dit oui, dégoûtée.

 

Il revient de ses 3 semaines, il pose 12 jours de congés dits « de vétusté » c'est-à-dire qu’au bout de 25 ans de boite t’as droit à 12 jours à prendre avant fin de ta 25 années d’ancienneté.

 

La chef dit non. Ras le bol. Elle lui remplace 12 jours de ses 3 semaines par les jours de vétusté. Ça le fait chier grave.

 

Sur ce il se met à ne plus rien foutre de ses journées que de appels persos à maman et à sa nouvelle chérie, il surfe sur le net, il passe sa vie à glander mais GRAVE.

 

La chef lui file du boulot, il bâcle et il GLANDE.

 

Et il se casse ce matin, sans un mot à personne. Bleue j’étais.

 

Mais le pire c’est que sa future ex qui bosse dans un autre service, plus gros que le notre, genre 20 personnes, n’avait rien dit à personne de son divorce.

 

Sauf que D, assis en face de J, juste avant qu’elle parte à la retraire, s’est fait tirer les vers du nez par la J justement. J réputée pour son manque total et absolu de discrétion à raconté l’histoire de ce pauvre D à toutes ses copines et même aux autres, donc moi, qui me bouchais les oreilles à moitié.

 

Donc les gens du service de la future-ex ont appris son divorce par le bouche à oreille déclenché par J.

 

Shame !

 

Et la future-ex avait juste dit qu’elle prenait la place de D à la trésorerie du club de sport auquel ils étaient dévoués corps et âme, en famille, avec les enfants, plusieurs soirs par semaine et tous les WE.

 

Allo la terre ?  

mercredi, 17 octobre 2007

MECHANTE

C’est fou ce que je suis faux-cul quand je m’y mets. Il faut dire que professionnellement je suis obligée , vous aussi ? Bon alors ça va c’est normal.

Par contre je ne le suis que très très peu dans la vraie vie, comprenez hors travail, cela englobe le net, je dis les trucs comme je les pense, c’est peut-être aussi pour ça que des fois ce n’est pas très clair…

 

Mais du coup ça oblige à jongler car des cops du bureau que je fréquente hors bureau connaissent ma nature profonde et moi la leur, ce qui donne au bureau une foultitude de « private jokes »  que seuls les initiés comprennent et qui soulèvent chez les abrutis de la note d’hier un paquet de blagounettes sensées être marrantes… c’est pathétique.

 

Genre Pam ne sait pas qu’on l’appelle Pam et le pire c’est qu’elle n’a même pas idée que quand on parle de Pam ça se rapporte à une certaine naine blonde surdimentionnée au niveau des lobes pulmonaires et par voie de conséquence ou de comparaison,  à elle.

 

Elles n’ont pas que ça en commun d’ailleurs, les vides sidéraux qui s’étendent entre leurs 2 oreilles respectives sont jumeaux, voire même issus du même trou noir.

 

Mais ma mienne n’est pas connue et pas blonde, comme quoi c’est bien des conneries ce qu’on dit sur les blondes je connais des brunes vachement balèze question néant, la preuve. Un sujet d’étude fascinant pour Hubert Reeves à mon avis.

 

Ce qui m’amène à constater que j’écris des vacheries avec une facilité déconcertante, hmm… serais-je méchante ? Naaaannn… réaliste.

Et puis après une dure journée de labeur, c’est quand même plus fun d’écrire ça que d’aller gratter mon carrelage de chambre plein de peinture avec un tampon à récurer pour que les gamines puissent dormir ce WE dedans.

 

Eh les filles je vous ai trouvé un nouveau jeu… non ? ah ? payé ? non plus. Bon.

 

En attendant, ça c’est fait :

 

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Reste l’encadrement de la porte à faire et puis à récurer le sol donc. (vous avez le droit de trouver ça moche hein, c'est pas vous qui dormez là, moi non plus d'ailleurs, mais j'aime bien)

mardi, 16 octobre 2007

RETROSPECTIVE DU JOUR

Je m’apprêtais à faire une lettre torchée à un responsable de service d’une société concurrente à la mienne mais impossible d’ouvrir le logiciel de création de courrier. Me voilà sur word (nan nous on n’utilise pas word pour faire les lettres, on utilise un truc presque pareil mais pas tout à fait ) , en colère et plus du tout envie de faire cette foutue lettre pour laquelle j’avais une inspiration du tonnerre, des phrases poétiques et enluminées de « nonobstant » et autres termes intellectuels, tous prêts, un truc lyrique et énergique, une championne du monde des lettres de réclamation, THE lettre.

Pfiout ! disparu. Seule la colère reste.

Colère que la machine ait mangé mon inspiration, ravalé le logiciel avec mes mots. Merde.

 

Donc je fais touriste là c’est bon, ras le bol de speeder pour descendre des piles de dossiers que je m’amuse à faire tenir en équilibre pour voir à partir de combien de centimètre de hauteur il faut arrêter de respirer pour éviter que ça s’écroule. J’en suis à quasi 60 cm, avec une légère pente vers la droite et ça tient. (incroyable !)

 

L’exercice est rendu plus ardu par l’intercalage (lation ? lamité ?) de quelques pochettes souples en plastique aléatoirement placées entre les côtes cartonnées.

 

J’ai parallèlement entrepris l’erection (c’est pas que sexuel comme mot j’te signale, malotru) d’une autre pile, mais par sécurité et partant du principe qu’une seule cata ne méritera qu’une seule engueulade de ma chef, la seconde pile est disposée de telle façon que même Lothar, Martin et Dean réunis ne sauront la faire bouger d’un cheveu .

 

Qu’est ce que je m’amuse, ah ! la vie de bureau, un enchantement chaque jour renouvelé, un environnement propice à l’épanouissement intellectuel, un espace paysager où le caoutchouc cotoie en toute fraternité le yucca et tout autre type de plante y compris humaine.

 

L’humaine, tiens, tant j’en parle autant que j’en cause.

L’autre là bas au fond qui chouine avec sa moman au fil, un grand moment d’anthologie quand tu réalises qu’elle régle ses problème de famille datant de son enfance ( elle a 48 ans) en live dans le bureau, quand ce n’est pas ses affaires de fesses avec son mec.

 Indécence totale à peine croyable ! Aujourd’hui on a eu la presque totale, mais ça va venir, elle n’a pas encore appelé son fils, cet abruti.

 

Son voisin d’en face qui se marre, enfin qui ricanne pour cacher son embarras, qui s’en plaint mais la relance dès qu’elle reste silencieuse plus de 4 secondes consécutives (un record), un amateur de silicone probablement (ah oui le surnom de la plante en question  c’est Pam parce qu’elle s’est fait implanter 2 boursouflures mammaires du plus énorme effet en tous cas c’est sûr, elle ne dort plus sur le ventre)

 

Ça bourdonne et ça chouine et ça devient de plus en plus insupportable de jour en jour.

Ça m’enerveeeeeeee ! ! Un jour je vais la frapper, sur la bouche, je vais luis faire avaler son dentier et sa connerie et elle va s’étouffer avec !

 

Et vous savez le pire ? ben c’est que comme sa copine est partie à la retraite, elle a décidé qu’on allait être copines, voui m’sieurs dames, j’te l’donne en mille Emile ! Elle me fait des sourires et des gentillesses, et je n’ai qu’une envie c’est de la tarter.

 

Lui dire « t’arrives à bosser malgré tout ce que tu parles ? » ce à quoi elle répondrait « oui » et ce à quoi je répondrais « ben pas moi, alors ferme là ».

 

15h46 : dans 14 mn je me casse, ils m’énervent tous !

vendredi, 12 octobre 2007

EN BREF

Dure semaine, j’ai dû rester au bureau jusqu’à 18h chaque soir (sauf aujourd’hui faut pas abuser non plus) à cause du retard accumulé.

 

Une retraitée a tiré sa révérence, ça y est ! Pot de départ, avec piège

 

Je t’explique le piège :

 

Ma chef m’appelle, m’emmène dans le bureau du grand chef et les voilà qui me sortent un petit papier avec tout ce qu’ils savent d’elle, après avoir tiré les vers du nez de ses copines parce que le dossier du personnel est à Paris et impossible d’en avoir copie dans les temps.

 

Ils me demandent si je peux broder avec faire un discours sympa, tout ça… « vous qui avez toujours de bonnes idées, la plume facile, tout ça… »

Le challenge me plait, ça me fait faire une pose dans mes dossiers et me voilà partie, je tire 2 pages (comic taille 12) de blabla flatteur et gentil après tout même si c’est pas une pote, elle n’a pas eu une vie facile et puis quand on a commencé à bosser à 14 ans, arrêter 43 ans après c’est mérité.

 

Je leur rend ma copie une heure après ils sont ravis, et puis moins de 10mn plus tard ma chef revient avec la feuille vaguement gribouillée « bon on a beau essayer, on ne peut pas lire ça et on ne sait pas comment rectifier, c’est toi qui l’a écrit, c’est ton langage… tu veux pas le lire ? steuplééééééé ??? ».

 

Deuxième effet kisscool.

Bon d’ac.

 

Alors je ne m’en suis pas mal sortie d’autant que j’ai brodé des trucs que j’avais même pas écrit sur la feuille, même que j’avais un peu le trac et un peu l’émotion aussi, gorge serrée… pas facile… la retraitée laisse tomber une petite larme, applaudissements… fini. Ouf !

 

Et jeudi midi, fini, elle est partie en courant presque mais prenant date pour dans un mois quand l’autre retraitée fera son pot de départ. En attendant celle là elle se casse en Chine pour 3 semaines et il est temps qu’elle arrête.

 

Cet après midi, je suis allée dans un autre service pour discuter d’un dossier, bref, je reviens à ma place quelques temps  plus tard et je me remets à bosser.

10 mn passent et tout d’un coup, elle attrape le combiné de son téléphone qui était posé à côté de la base et elle me dit « ah au fait, je te passe quelqu’un qui voulait te parler »

 

Le mec a attendu 10 mn que l’autre réalise que j’étais revenue. Même pas raccroché et aimable en plus. Mais je l’aurais tuée moi !

Incroyable !

 

Demain, ponçage, toilage… la journée va être full mais on a hâte de terminer la chambre des filles et elles aussi !

En attendant ça crame un peu dans la cheminée parce qu’on a du stock de bois mais pas fait le plein des cuves de fuel (et surtout pas réinstallé 3 radiateurs…), j’ai un bouquin passionnant à terminer ( Labyrinthe de Kate Mosse – rien à voir avec celle qui s’enfile des pailles dans le nez) et un autre à commencer, celui de Zette.

 

mardi, 18 septembre 2007

BUFFET A VOLONTE

Le pot m'inspire alors je continue... pas de bol !

Autant boire un petit coup c’est agréable, même sans alcool car la fête est plus folle, autant je vois toujours arriver les amuse-bouches avec circonspection .

 

En fait c’est un jeu. L’art de ceux qui préparent ces choses est de faire en sorte que ça n’ait pas le goût que ça a l’air d’avoir avant de gouter.

 

Commençons par le pain surprise, qui porte, ô combien, bien son nom.

 

D’abord il y en a 2 sortes :

- celui qui est présenté dans la croute, version marmite avec le petit couvercle en pain , et où à chaque fois que t’attaques une strate tu plantes tes ongles entre 2 tranches voisines, déchiquetant avec dégoût  le pain et te tartinant au passage les bouts des doigts de trucs que t’as pas encore gouté mais qui te fait déjà flipper. Mais t’y vas parce que t’as super la dalle et que c’est consistant, y’a du pain.

-celui qu’a plus la croûte, mais juste un échaffaudage de tranchettes empilées en forme de boule de pain, où toutes les strates sont visibles et que tu peux attaquer délicatement depuis la façade extérieure du monticule, avec classe et délicatesse donc.

 

Passons maintenant à la comparaison aspect/ce que je pense que c’est/ce que c’est peut- être. Je pense à ce stade que ceux qui ont inventé la notion de « 2è effet kisscool » ont passé pas mal de temps en pots et cocktails divers agrémentés du pain surprise qui va bien. 

 

Fourrage  rose / tarama  / pâté de foie

Fourrage rose / pâté de foie / tarama 

Fourrage vert pâle / pas d’opinion raisonnable / roquefort (beeeerk…)

Fourrage blanc / fromage blanc / fromage blanc (one point !)

Fourrage orange /mousse de saumon/ goût bolognaise (ça existe à tartiner, si ! si !)

 

Après y’a les tranchettes qui renferment des tranches de jambon blanc/cru/de pays (duquel d’ailleurs ?).

Et le jambon c’est vicieux à manger en sandwiches.

Le jambon blanc aux hormones, ça va ça se croque bien, même si ça se digère moyen, pas de soucis d’ergonomie.

C’est ce qu’on appelle le jambon de Paris, issu des meilleurs élevages de cochons parisiens, comme chacun sait (l’odeur dans le métro c’est ça)

En ce qui concerne le jambon cru/de pays (toujours pas trouvé lequel, ni de quel animal d’ailleurs), faut avoir les incisives bien affutées, comme la répartie qu’il faut préparer pour après, là encore 2è effet kisscool.

Tu croques et tu tires, et tu te retrouves avec la tranchasse graisseuse parce qu’enduite de beurre, qui te pend jusqu’à la cravate, les crocs solidement amarrés dans la bête et le filet de bave qui se prépare à prendre d’assaut  ton blazer et tes godasses.

Les cornichons (si option il y a ) ont depuis longtemps jailli tels des skuds  et avec un peu de chance tu en retrouveras un coincé dans ton soutif le soir venu.

C’est là qu’il faut avoir de la répartie parce que dans la même phrase il faut : 1) se sortir du ridicule de la situation  en restant smart et distingué 2) gérer le fait que c’est très mal poli de parler la bouche pleine 3) éviter les gros mots et sauter sur le tas de serviettes en papier que vous avez préalablement repéré.

Avec un peu de chance seule la moquette sera tâchée.

Mais votre réputation sera ruinée si vous  avez omis, dans la panique de tourner le dos à la foule quitte à subir les sarcasmes des serveurs et veuses que vous avez emmerdé y’à pas 10 mn à leur faire ouvrir toutes les bouteilles de jus de fruits…(voir épisode précédent).

En même temps, en faisant les gros yeux et exhibant la médaille durement gagnée vous êtes en droit de leur rabattre leur caquet à ces avortons…

 Si vous êtes là en touriste, vous êtes mort.

 

 Dans un prochain post je vous raconterai mon expérience des toasts et si vous êtes sages vous aurez peut-être aussi du dessert.

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